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Peinture - Gustave Courbet

Gustave Courbet

La vague

1869

Le Havre

Le Missel des Communards

« Missel des Communards »

Musée de la police à Paris

Registre dans lequel étaient consignés l'identité et les photographies des personnes enregistrées en « qualité de Communards ».

Fiche personnelle concernant le peintre Gustave Courbet

Gustave Courbet est un peintre renommé. Il est le chef de file du courant réaliste : un trop grand réalisme qui fait bien souvent scandale. En 1866, il peint son œuvre la plus provocante : L'Origine du Monde, commande privée qui demeurera longtemps inconnue du public.

A la chute du Second Empire, Courbet est élu Président de la Fédération des artistes. Engagé dans les mouvements politiques de son temps, il est l'un des élus au Conseil de la Commune de 1871.

Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, le peintre est arrêté par les Versaillais le 7 juin.

En septembre, il est condamné à 6 mois de prison et à 500 francs d'amende. Il est emprisonné à plusieurs reprises, notamment à la prison de Sainte Pélagie dans le Ve arrondissement (aujourd'hui détruite), réservée aux politiques.

En 1873, à la suite d'un nouveau procès, il est jugé responsable : on le condamne à rembourser les frais de reconstruction de la colonne. Il perd une grande partie de sa fortune et part se réfugier en Suisse (où il décède) de crainte d'être à nouveau emprisonné.

 

Fiche de police de Gustave Courbet

A lui seul, Gustave Courbet (1819 – 1877) est un cas d'école. Sa participation à la Commune s'accompagna d'une action protectrice envers plusieurs biens patrimoniaux. Il proposa un nouvel emplacement de la colonne Vendôme, devant les Invalides. Aux yeux des conservateurs, Courbet fut bientôt chargé de tous les maux. Il fut incarcéré, ses toiles furent confisquées ainsi que ses biens, il eut une forte amende de trois cent vingt-trois mille francs destiné à relever la colonne. Sa fin de vie fut assombrie.

 

La Commune.

D'après l'article de Régis Vlachos.

 

La Commune inventa une organisation du travail où le travailleur n'est plus exploité, ce qui en fait un citoyen conscient et impliqué. Cela rend possible une représentation politique qui n'est plus délégataire et indifférente. Une utopie....

 

Ils inventèrent la révocabilité des élus. Ils sont obligés de créer une médiation efficace. Le représentant est assujetti au représenté.

Peinture - Gustave Courbet

Gustave Courbet

Paysage à Ornans

Le Havre

« Paris, 2 janvier 1872

Mon cher Courbet, Nous ne voulons pas laisser passer ces jours où l'on se fait un devoir de visiter tant d'amis plus ou moins heureux, sans vous envoyer un souvenir au fond de votre prison. Nous serions satisfaits que ce faible témoignage de notre amitié pût, durant quelques instants, faire diversion à votre solitude.

(…)

Je me fais ici l'interprète des sentiments de plusieurs de mes camarades, entre autre de Monet et de Gautier qui vous envoient également leurs bons souhaits et qui seraient non moins jaloux que moi de passer quelques instants auprès de vous.

Nous nous consolons en pensant que bientôt vous allez toucher au terme de votre captivité et que prochainement vous serez rendu à la liberté, à l'art et à vos amis qui ont eu de si vives appréhensions à votre endroit. C'est tout ce que nous pouvons vous témoigner. »

Boudin adresse cette lettre à Gustave Courbet, alors que celui-ci est détenu à la prison Sainte-Pélagie pour son implication dans les événements de la Commune de Paris, accusé de complicité dans la destruction de la Colonne Vendôme. Courbet s'exila peu après en Suisse où il mourut en 1877.

Peinture - Gustave Courbet

Gustave Courbet

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877

Les bords de la mer à Palavas

Circa 1854

Réponse de Fantin-Latour au Figaro :

« Monsieur, les observations que vous m'avez fait l'honneur de publier dans le Figaro sur mon tableau (l'Hommage à Delacroix, NDLR) m'ont tellement frappé que je vous demanderai la permission d'y répondre quelques mots. (…)

Je ne représente point la peinture actuelle et je ne la représenterai du reste encore bien moins que M.Whistler, (…) ; que M.Manet, cet incontestable talent – qui a le don de déplaire aux amis du fade et du convenu ; (…)

Comme peintres, nous procédons du mouvement imprimé par M.Courbet et nous ne croyons nullement, en le reconnaissant, détruire notre originalité personnelle. Un artiste puissant nous a montré le chemin. Avouons-le pour son honneur et pour le nôtre.

 

Lettre d'Henri Fantin-Latour à Jean Rousseau, 25/05/1864

Tag(s) : #art pictural

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