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Têtes du Moyen-Age à Bourges

Têtes du Moyen-Age à Bourges

La ville de Bourges.

Les Romains ont organisé la ville avec les rues se croisant à la perpendiculaire (l'actuelle rue Moyenne, la rue commerçante de la ville) et débouchant sur une place. Bourges était la capitale de l'Aquitaine première.

Au quatrième siècle, on construit des remparts pour se protéger. Le christianisme s'implante et un évêché s'installe très rapidement dans Bourges qui devient une capitale religieuse. Saint Ursin est le premier évêque de Bourges.

Un canal est creusé pour apporter l'eau directement dans la ville.

Au Moyen Age, un seigneur domine la ville. Jusqu'en 1100. Il part en croisade. Il vend sa ville au roi de France, Capétien. Bourges devient une ville frontalière avec les territoires dirigés par les Anglais.

On construit un grand donjon et en 1200 les remparts sont agrandis. L'archevêque décide de construire une nouvelle cathédrale. Politiquement, le gothique est choisi et remplace l'art roman. Cette expérience concerne toute l’île de France. On veut plus grand, on va au-delà des remparts.

A cette époque, Bourges fait partie des quinze plus grandes villes de France. Le roi autorise un marché annuel. Les artisans vivent et travaillent autour des cours d'eau. On y trouve des tanneurs, des teinturiers.

Jacques Cœur participe à l'augmentation de la richesse de la ville. L'économie locale décolle. Il est arrêté (comme Fouquet plus tard) en 1451. Il était l'argentier du roi Charles VII.

Trente ans plus tard, les 2/3 de la ville sont détruits par un incendie qui traumatisera les habitants. Des mesures anti-incendie seront prises : mur en pierre anti-feu entre les maisons de bois, façades protégées par un crépi.

Maison de 1494 à Bourges

Maison de 1494 à Bourges

Au 16e siècle, ce sont les guerres de religion. Calvin est venu étudier à Bourges en 1520. La ville se reconstruit mais sans réel développement. La ville reste dans les limites du 13e siècle. L'université avait connu un grand essor, mais a décliné depuis le 17e siècle. Paris n'est pas assez près et Tours et Orléans sont deux villes qui ont su maintenir leur université.

Les marécages deviennent des marais et des jardins privatifs sont cultivés par les habitants. Au 17e et au 18e siècle, les moines avaient préparé les travaux d'irrigation. Les maraîchers se sont occupés de cet espace au 19e siècle, en parallèle des jardins privatifs.

La ville est endormie jusqu'à Napoléon III qui en 1860 implante l'industrie des canons à Bourges, dans le centre de la France plutôt qu'à l'est. C'est le début de l'industrie de la pyrotechnie.

Les responsables de la ville sont prudents et ont l'esprit de province. Ils hésitent sur l'implantation du canal du Berry (trop petit, trop loin de l'industrie) et de la gare. Ce provisoire éloigné de l'industrie devient définitif.

Au 21 e siècle, la ville perd des habitants. Les enfants, en âge de travailler, ne restent pas dans la ville.

La Poste actuelle à Bourges

La Poste actuelle à Bourges

L'hôtel de Panette.

C'est en 1418 que Arnoul Belin, trésorier de la Sainte-Chapelle de Bourges, fait édifier la Maison des Trésoriers, détruite 3 siècles plus tard, en 1757, pour laisser place à l'hôtel de Panette.

La façade donnant sur la rue, avec ses portes charretière et piétonne, est le seul vestige lié à la Sainte-Chapelle.

1400 : naissance de Jacques Cœur

1405 : construction de la Sainte-Chapelle

1416 : décès du duc de Berry

1422 : Charles VII devient roi de France et séjourne à Bourges dont il fait la capitale du royaume jusqu'en 1437.

De 1839 à 1845, l'Hôtel de Panette est habité par l'Infant Don Carlos, prétendant au trône d'Espagne.

1879 : Achat par la famille Pilte-Jouslin à la Marquise de Bélâbre. Le célèbre violon de son père baptisé « Le violon de Panette » vendu cette même année appartient aujourd'hui à la banque suisse BSI, et est joué par le virtuose Renaud Capuçon.

Hôtel de la Panette à Bourges

Hôtel de la Panette à Bourges

Palais Jacques Cœur

Né à Bourges vers 1400, fils d'un marchand, Jacques Cœur connaît une ascension sociale fulgurante. Il contribue au redressement du pays et de la monarchie après l'éviction des Anglais. Anobli en 1441 par le roi Charles VII, il est à la tête d'un négoce prospère en Méditerranée, lorsqu'il entreprend la construction de sa « grand Maison » sur l'ancien rempart gallo-romain.

Achevée vers 1450, son architecture échappe à toutes les classifications, tenant à la fois du logis seigneurial et de l'hôtel urbain.

La façade, encore gothique, déploie un décor exceptionnel : cœurs et coquilles, fleur de lys royale. Deux figures apparaissent dans les fenêtres, évoquant peut-être Jacques Cœur et son épouse.

En 1451, le palais est tout juste terminé, et après la condamnation du Grand Argentier de l'empoisonnement d'Agnès Sorel, l'édifice est spolié par le roi comme l'ensemble de ses biens.

Bourges moyen-âgeuse

La maison de Bienaymé Georges

Bienaymé Georges était échevin de Bourges et familier de la duchesse de Berry. Sa maison a été construite en pierre après l'incendie de 1487.

L'escalier George Sand est un ancien passage casse-cou percé dans la muraille gallo-romaine, reliant la ville haute à la ville basse.

Bourges moyen-âgeuse

Hôtel Lallemant.

Succédant à deux maisons détruites par les incendies de 1467 et de 1487, l'actuel hôtel Lallemant a été construit autour de 1500.

Sa situation sur la muraille gallo-romaine explique le passage incliné reliant la cour basse à la cour haute.

La famille Lallemant, installée à Bourges depuis 200 ans appartenait à l'élite cultivée de son temps, un milieu de financiers en relation avec les artistes italiens.

Hôtel Lallemant - Bourges

Hôtel Lallemant - Bourges

Hôtel Lallemant - Détails - Bourges

Hôtel Lallemant - Détails - Bourges

Tag(s) : #histoire

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