Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

« Imaginer c'est choisir. »
Jean Giono

Les Normands

d'après Danielle Dufour-Verna

L'arrivée des Normands dans les Pouilles (dans la Marseillaise, 06/17)

 


Les Normands, au début du XIe siècle, s'étaient transformés en à peine cent ans en un peuple énergique et doué de la considération de « la loi » comme une base solide et merveilleuse sur laquelle ériger les structures de l’État. Intelligents, s'adaptant facilement, dotés d'une énergie inépuisable et plein de confiance en eux, ces hommes courageux et vagabonds ont démontré un attachement dans les pays où ils se sont installés.

Mon prochain livre sur la vie de mes aïeux Normands et Normandes et pêle-mêle sur Le Havre

Mon prochain livre ?

En ce moment, je travaille sur la généalogie de ma famille.C'est un travail à plein temps et qui nécessite de l'énergie, de la rigueur et de la ténacité. Ma petite fille voulait connaître ma famille, et je me suis demandée comment j'allais lui présenter les histoires familiales que je ne connaissais pas. Mes parents et mes grands-parents racontaient des histoires, mais elles se limitaient à leur vécu. J'avais des photos, mais à partir de 1870/1880, je n'en possède pas. Donc, je mène de front deux travaux : je dessine en combinant des photos que j'ai faites cet été en Normandie pour raconter les métiers, les amours, les vies dans les villes et les villages, l'économie, la situation politique générale, les problématiques liées aux moments historiques et je poursuis mes recherches généalogiques.

Au fur et à mesure que je lis les documents, je découvre des détails que je n'aurais jamais imaginés. C'est comme une pelote de laine. Si vous tirez sur le fil qui se présente à vous, le pull se détricote. Moi, je démarre par deux parents, et je remonte les générations de fil en aiguille. Au moment où j'écris, j'en suis à dix générations, y compris celle de mes petits enfants. J'ai retrouvé des aïeux sous Louis XIV, vers 1680. Le plus ancien aïeul dont je possèdais la date de naissance était né en 1726 à Saint Antoine la Forêt. Le second était de 1728 à Lintot. Ayant les noms de famille de leurs parents, je poursuivrai cette branche familiale qui était en attente puisqu'elle s'est éclose...

 

J'apprends que les Cauchois étaient soit agriculteurs (le plus souvent des fermiers qui travaillaient pour des riches propriétaires) soit tisserands (ils gagnaient plus que les agriculteurs par moments). Tout à coup, un sergent royal en 1787, mais il était une exception. Il y a quelques propriétaires terriens qui vivent de leurs rentes. Les domestiques ont des bureaux de recrutement. Côté féminin, de nombreuses couturières, de cultivatrices, de domestiques, de journalières, de fileuses ou tisserandes travaillent avant et pendant le mariage. On ne divorce pas. On vit ensemble jusqu'à la mort. J'ai trouvé un divorce en 1923 et très peu de séparations (quatre pour être précise) avec les membres du couple vivant dans un lieu différent.

Marchand de parapluies

Musée de la police à Paris

René Herpe

Narbonne

Temps pluvieux

Tisserand normand

Le lin aime la fraîcheur et l'humidité de la Normandie.

La Normandie aime le lin....

Aujourd'hui, je suis fière et émue d'avoir trouvé le point d'accroche pour ma grand-mère maternelle. C'est dommage, ma mère est décédée et je ne pourrai pas lui montrer qui étaient ses ancêtres et d'où ils venaient. Mais ce sera utile pour mes enfants et mes petits-enfants.

Mes Normandes en tissu

Tout a son importance: les naissances, les décès, les mariages. Les témoins de tous ces actes sociaux sont révélateurs de la France profonde, et je dirai du Pays de Caux profond. La majorité de ma famille en est issue, à 90%, avec quelques exceptions provenant du Calvados et de l'Eure. Mais, on reste entre soi, entre Normands. Je découvre des noms de villages où je ne suis jamais allée : Grainville, Mentheville, Mélamare, Bretteville...J'apprends que mes aïeux n'ont pas hésité à donner à leurs enfants des noms de rois, d'empereurs ou de héros de la mythologie grecque: Bonaparte, Clovis, Olympe, Ulysse..J'entends pour la première fois des prénoms : Zulma, Jude, Nicéphore, Fluorophore, Euphrasie, Philibert... D'autres respectent les saintes écritures et affublent leurs enfants d'un Isaac ou Abraham ou encore Esther...J'ai noté une Clémentine, quelques Guillaume, deux Emélie (j'avais hésité avec Émilie...). On n'est pas tatillon avec l'orthographe. La fantaisie a libre cours et permet d'écrire Ulis, Ulys, Ulyss, Ulisse. Et puis, il y a aussi les indémodables : Pierre, Charles, Louis, Baptiste. Chez les femmes, c'est Marie, Berthe, Rose qui reviennent très souvent.

Le hit des prénoms (03/2017) :

41 Marie

18 Jean

12 Pierre

7 Charles

7 Madeleine

6 Catherine

6 Françoise

6 Jacques

6 Louis

5 Rose

4 Guillaume

4 François

4 Henri

4 Michel

 

 

Je dois utiliser un tableau de correspondances pour les naissances qui ont eu lieu après la Révolution française. « Pluviôse de l'An XII », « Ventôse de l'An XI », sont des mots et des dates qui font rêver. Sur Internet, cela se trouve aisément. Avant la Révolution, c'est le curé de la paroisse qui tient les registres et qui cite les « parrains et les marraines ». La machine à écrire fait son apparition dans les registres vers 1900. La partie « divorce » aussi. Dès 1887, une colonne « divorce » fait son apparition.

Abandon d’enfants à la naissance :

Dans un village du Pays de Caux:

« Ce samedi vingt-neuvième jour du mois de juillet l’an mille sept cent quatre-vingt-six a été baptisé par moi vicaire de ce lieu soussigné A. née de ce jour en cette paroisse d’un père et d’une mère inconnus, nommée et présentée au baptême par C.M femme de R.M. chirurgien de cette paroisse, le parrain J P. marchand laboureur demeurant en cette dite paroisse, tous deux soussignés. »

La petite fille est née de ce jour. La mère a abandonné son enfant  à un parrain. Le chirurgien aide les femmes à accoucher, il est là en cas de décès du bébé et est prêt à l'oindre. La sage-femme est chargée aussi de cette mission.

Les enfants abandonnés dans la rue :

 

Enfant abandonné à Harfleur en 1771:

« Ce jourd'huy dimanche vingt-cinq août mille sept cent soixante et onze à quatre heures et demie du matin a été apporté à l'église un enfant venant de naître, reconnu garçon, et trouvé dans le même moment sur un étal de la rue des Chapelets qui a été ondoyé et baptisé par moi prêtre vicaire soussigné, en présence de J B B., de J B L L C., de L D. et de J B P L., tous de cette paroisse qui ont également vu et étant le danger urgent auquel l'enfant était exposé et a été nommé L sur les sacrés fonds de baptême, par le sus dit D. et M M E., épouse de N L M. qui ont bien voulu servir de parrain et marraine au dit enfant lequel a été aussi surnommé de L. icelle marraine pareillement de cette paroisse ayant fait la marque pour ne savoir écrire. »

1778, Mélamare,

 

« Ce jourd'huy Samedi vingt-sept septembre 1778 a été ondoyé par moi prêtre curé de cette paroisse soussignée et inhumé dans ce cimetière de ce lieu, le corps d'un garçon ondoyé à la maison par M. P. en présence de plusieurs témoins qui nous ont assuré qu'elle a employé et mis en usage tout ce qui est prescrit pour l'ondoiement. »

A Arnières-sur-Iton:

1733 : les enfants trouvés de Paris de la Maison-Dieu sont placés en nourrice à Arnières-sur-Iton (27). Comment se déplacent-ils ? Il y a une volonté sociale de s'en occuper, même si la réponse n'est pas adaptée aux besoins.

1770 : les enfants proviennent des hôpitaux de Paris, et plus particulièrement de l’Hôtel-Dieu,  e sont confiés à des nourrices d’Arnières-sur-Iton où ils mouraient en bas âge.

1786, les enfants sont placés dans les familles par le bureau des enfants trouvés de Paris.

En 1789, les enfants proviennent du Grand Bureau des enfants trouvés de Paris ou de l’Hôpital des enfants trouvés de Paris.

Ages au moment des décès d’enfants abandonnés des hôpitaux de Paris mis en nourrice dans une ferme d’Arnières-sur-Iton (chez M. M. femme de M. Q.) : quatre, neuf, douze jours, seize jours, dix-neuf jours, etc. Ils meurent bébés.

Autre nourrice : M. M., femme de N. M., hôpital de Paris – M. L. femme de J. P.

Le placement des enfants permet certainement d'arrondir « les fins de mois ».

Les enfants provenaient aussi du bureau d’Évreux.

En 1841:

"Acte de décès de M.S. Décédée ce jourd'hui à trois heures d'après-midi dans le domicile de H. L. femme de A.L. Tisserand situé en cette commune âgée de vingt-cinq jours, enfant exposée à la porte de l'hospice civil du Havre, fille de père et de mère inconnus.

Sur la déclaration à nous faite par messieurs N. M., principal clerc de notaire, âgé de vingt-six ans et J. B. appariteur de police (auxiliaire) âgé de soixante et un ans, non parents de la défunte, demeurant tous deux à Saint-Romain-de-Colbosc."

Je m'aperçois aussi que beaucoup de mes aïeux savaient écrire contrairement aux idées reçues. Ce sont surtout les femmes qui ne peuvent pas signer les registres quand elles ne sont pas allées à l'école. Elles déclarent qu'elles ne peuvent pas écrire et qu'elles utilisent la « marque » (la croix).

Une femme qui va enfanter, allaiter, élever les enfants, entretenir le foyer, enterrer les enfants et les parents, travailler n'a pas besoin de savoir écrire.

Le curé peut écrire aussi la «marc». Les hommes dessinent des croix transformées en paires de ciseaux (ils doivent être tisserands), d'un sabot (ils doivent être maréchaux-ferrants) ou de marteau (ils doivent être journaliers). Parfois, il y a des initiales, d'autres dessinent un signe distinctif avec un triangle empli de trois points, des croix sont entourées d'un rond ou de deux ronds. Des ronds sont barrés ou des courbes sont enroulées.

 

Marguerite est issue d'une fratrie de six enfants connus car ils ont été les parrains et marraines de ses futurs enfants. Elle se marie en 1700. Elle met au monde son premier enfant en 1701. Décès de celui-ci cinq semaines plus tard. Le second enfant décède l'année suivante à l'âge de neuf mois. La peine du deuil doit être grande car le troisième enfant porte le nom du second. Lourd destin car il ne mettra au monde, une fois père, qu'un seul enfant. En tout, en l'espace de 19 ans, Marguerite mettra au monde 10 enfants, connaîtra 5 décès parmi eux et élèvera 6 survivants. Pour parfaire cette vie, elle sera marraine d'une nièce en 1716. Sa vie de parturiante cesse après 1720.

La vie sociale est très active aussi. Marie, une de ses belle-soeurs, est marraine de trois enfants, en plus des siens. Elle devait être très appréciée dans son entourage.

Marie naît en 1740. Elle vivra pendant 46 ans et mettra au monde 11 enfants sur une période de 17 ans. Elle aura la chance de connaître peu de décès, seulement 2. Elle élèvera les 9 survivants. Deux de ses fils ont une vie familiale très active avec de multiples naissances. La mort rôde. Ils sont témoins dans les actes administratifs déclarant des décès d'enfants autour d'eux dans les années 1796/1797. Sept ans après son décès, son mari, âgé de 61 ans, se remarie en 1803.

Une de mes aïeules après 1850, était journalière ou tisserande, selon les besoins en main-d'oeuvre. Elle se marie à 23 ans et a son premier enfant à 24 ans. Avec son mari, elle a eu dix enfants, dont quatre sont restés en vie, en l'espace de douze ans. Les six enfants sont morts bébés, et n'avaient pas un an. Elle a connu trois années sans grossesse, ni retour de couche, sans allaitement  ou de deuil. Elle meurt à 37 ans, six mois après le décès de son dernier enfant, un an après l'avoir mis au monde.

Voici l'histoire d'une autre femme: Marguerite

Marguerite mettra au monde huit enfants. La première enfant répertoriée dans les registres, Marie Magdeleine naît en 1733 à Arnières-sur-Iton. Elle se marie avec François le 25/10/1757, à l'âge de 24 ans dans le village natal. Elle était domestique. Ni son père, le mari de Marguerite, ni elle ne savent écrire.

En 1736 naît Marie Anne, en 1735 arrive Jean qui décède deux ans plus tard.

Marie Anne épouse Julien le 22/01/1749, à l'âge de 26 ans. Elle est mineure. Les parents de Julien sont au service du duc de Bouillon à Saint-Germain-des-Prés qui jouxte Evreux.

En 1739, Marguerite Magdeleine décède à l'âge de 16 mois. En 1739, Thérèse décède (on n'écrit pas son âge). En 1743 naît le second Jean et en 1746 arrive Jean Martin qui décède à l'âge de 2 ans et sept mois. Jean épouse Marie le 01/07/1766 dans le village natal. Il a 23 ans.

Marie Marguerite épouse Laurent  le 12/07/1764, elle était majeure.

Marguerite a eu 8 enfants dont 3 sont décédés, 5 ont survécu , sur une période de 16 ans. C'est une estimation car tout n'est pas écrit sur les registres. Son père est chargé des gazons chez monseigneur le prince de Bouillon. Il a été chargé des bovins chez le duc de Bouillon à la naissance de sa fille.

 

L'histoire du duc de Bouillon:

C'est à la suite d'un échange que Frédéric Maurice de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon a obtenu en 1651, un « comté d’Évreux », immense domaine formé des vicomtés d’Évreux, de Conches. Breteuil et Beaumont-le-Roger. En 1749, le duc de Bouillon fit construire en « 50 jours » un pavillon à côté du château pour recevoir Louis XV et la marquise de Pompadour uniquement pour une nuit. Ces travaux le ruinèrent. Sa descendance gardera le château jusqu'à la Révolution qui verra le territoire se morceler totalement. L'église Notre-Dame de Faverolles-Les-Mares a été détruite à la Révolution. Arnières-sur-Iton possédait deux moulins.

1759 est une année de sécheresse. 1787/1788 est l'année d'un des quatre hivers les plus rigoureux du siècle. En 1809, Napoléon dépouille les héritiers du duc de Bouillon et offre en 1810 le domaine à Joséphine de Beauharnais. Il était destiné pour y élever sa descendance masculine.

L'histoire de Catherine T., 1ère épouse et de Rose L., seconde épouse:

Louis C épouse Catherine T en premier mariage à l’âge de 22 ans. Il est né à Claville-Motteville, près d’Yvetot, elle à Saint-Vigor-d’Ymonville, tous les deux sont nés pendant la Révolution française en 1793/1794. Elle est aubergiste, elle a 23 ans. Les parents de Louis sont décédés avant le mariage. Il changera plusieurs fois de métier. Il est berger chez Louis D à Saint Jean d’Abbetot puis journalier. Louis D qui est laboureur sera témoin à son mariage. Louis devient aubergiste en épousant sa femme. Ambitieux, il se transforme en maçon et termine sa vie en maître maçon à partir de 1849. Après le décès de sa femme, il a peut-être vendu l’auberge pour pouvoir s’installer à son compte dans la maçonnerie. Ils ont trois enfants ensemble. Elle a 27 ans, puis 29 et 30 ans. Un seul enfant survivra, les deux autres décèderont. Ce sont trois garçons.

Pendant les douze années qui précèdent le décès de sa femme, Louis et Catherine n’ont pas d’enfants. Pourquoi ? Etait-elle malade ? Etait-elle devenue stérile ? Ne s’aimaient-ils plus ? Tout comme Catherine, Louis ne sait pas écrire, mais à partir de 1839, il a appris et il peut signer son nom sur les registres d’état civil. Il a 45 ans. Pendant son premier mariage, il est ami avec un notaire royal et un clerc de notaire, tous deux de Saint-Romain-de-Colbosc. On ne connaît pas leur âge, mais selon la loi, ils ont plus de 21 ans pour pouvoir témoigner dans les registres d’état civil.

Il y a 17 ans d’écart avec sa seconde épouse, Rose L. Elle a 25 ans au mariage, Louis en a 43. Elle était servante et domestique avant le mariage. Ils auront 6 enfants.

Louis est le père de 9 enfants issus des deux mariages dont 6 survivent (quatre garçons et deux filles). Ils habitent au hameau du Frescot à Saint-Romain-de-Colbosc à partir de 1844. Il met au monde son dernier enfant un an avant son décès en 1852, à l’âge de 58 ans. Rose élèvera seule ses enfants une fois veuve. Elle avait 39 ans. Comment fait-elle pour survivre sans revenus ? Se remarie-t-elle ? Non. Elle est demeurée veuve jusqu’en 1864, année du mariage de sa fille Marie-Louise, dernière trace que j’ai d’elle. Elle est devenue journalière, et elle retravaille pour gagner sa vie. Elle ne savait ni lire ni écrire.

L’assemblée du Frescot

Chœur des Promeneurs

Air : Le Moulin de Suzette

 

Notre cher hameau

L’quartier du Frescot,

Possèd’maintenant une assemblée

Et dès le réveil,

Messire le Soleil

A Salué l’aube de cette journée.

Et chacun a tenu à parer

Notre déjà si riant quartier ;

Aussi très nombreux,

Tous les amoureux,

Y sont venus en couples joyeux !

Elles peuvent aussi être enceintes très jeunes (la plus jeune maman a seize ans) ou très âgées (la plus vieille maman a 46 ans à la fin du XXe siècle). J'ai trouvé deux  couples de jumeaux. On se marie avec un partenaire du même âge. J'ai constaté qu'il y avait trois couples qui avaient environ vingt ans d'écart. Quelques enfants nés hors-mariage sont légitimés par les parents à leur mariage. Il y a des orphelins. Soit un des deux parents qui restait en vie pouvait subvenir aux besoins de l'enfant, soit un oncle devenait le « tuteur » de l'enfant. On ne les abandonne pas. Je découvre le premier bébé mort-né, dans les années 1870, au domicile de ses parents.

Une autre de mes aïeules, issue d'une fratrie de sept enfants, a mis au monde, dans la seconde moitié du XXe siècle, 10 enfants dans l'espace de 26 années. Ils vivront tous, sauf un, décédé à la naissance. Elle a eu deux enfants naturels avant son mariage, à 19 et à 23 ans. Elle se marie à l'âge de 26 ans. Elle enterrera son mari au début des années 1900. Elle était domestique ou couturière avant son mariage et ne savait ni lire ni écrire.

 

 

Maria B naît en 1840. Elle est l'enfant naturelle de Françoise B, alors âgée de 26 ans. Françoise était domestique avant son mariage. Puis, elle devient tisserande. Elle ne sait ni lire ni écrire. Cinq ans plus tard, Françoise épouse Jean Bo. qui reconnaîtra Marie comme sa fille légitime. Jean était journalier, âgé de 26 ans, il est donc majeur le jour du mariage. Françoise a 30 ans. Lui non plus ne sait ni lire ni écrire. Marie, à cinq ans, change de nom de famille. Elle s'appellera Marie Bo. Elle aura aussi 6 frères et sœurs : (en tout il y a 3 garçons et 4 filles)

Elisa (1846)

Ernest (1848)

Célestin (1850)

Célestine (1853)

Jean-Paul (1856)

Augustine (1859).

Parmi les témoins des naissances des enfants, on retrouve deux frères. L'un est cultivateur et l'autre tisserand à Grainville-Ymauville. L'instituteur primaire du village est de toutes les cérémonies (du mariage des parents à chaque naissance des enfants). Une autre famille C. est représentée par deux frères dont l'un est journalier. Le frère de Françoise est témoin. Je peux imaginer qu'il y a un lien plus proche entre le frère et la sœur.

Ce sont principalement les hommes qui déclarent les naissances et sont les témoins sur les registres. A partir de 1793, c'est un citoyen élu qui fait remplit la fonction d'Etat civil. Il organise les registres avec des tableaux de naissance, de mariages et de décès. Ils sont quatre témoins pour les mariages, deux pour les naissances et un pour les décès d'enfants. Ils sont grand-pères, oncles, beau-frères, frères, cousins, voisins ou amis.

Avant la Révolution française, les parrains et marraines donnent le prénom à l'enfant et signent le registre. Les parents sont seulement notés dans le registre. Le père donne le nom de famille. Avant 1700, le curé rappelle la religion: catholique avec les expressions «religion catholique apostolique romaine» ou «nouveau catholique né du jour précédent» et protestante avec les termes de «coreligionnaire» ou «religion réformée». C'est l'église catholique qui enterre et marie les protestants.

A partir du XVIe siècle, deux forces supplémentaires rendent impérative et urgente la mise en œuvre d’une rénovation du clergé: la Réforme protestante et la culture occidentale qui se transforme avec l’Humanisme, derrière Érasme qui ouvre une « civilisation des mœurs » n’épargnant pas le clergé. Louis XIV ferme et un durcit sa politique: révocation de l'Édit de Nantes le 16 octobre 1685, brouille avec le pape, guerres incessantes (succession d'Espagne) de 1701 à 1714. Une succession de crises économiques sont dues aux intempéries et aux mauvaises récoltes en 1693, 1698, 1709, 1713. La révocation de l’édit de Nantes peut être considérée comme une erreur commise par Louis XIV qui contribua à appauvrir et affaiblir encore plus le pays. En 1696, l’archevêque de Paris rend obligatoire le passage par le séminaire à tous les aspirants à la prêtrise de son diocèse, et en 1698, le roi ordonne l’érection d’un séminaire dans chaque diocèse.

Les Protestants

Abjuration de l'hérésie de Calvin :

« L'an mille sept cent soixante-deux le premier jour de janvier en présence de messieurs M. prêtre vicaire de Mélamare, de G M. greffier en chef de la chambre des comptes de Normandie, de T. C. trésorier de Mélamare, de J.L. Laboureur, de J.F. et autres soussignés tous témoins,

G. B, fils de G,  âgé de vingt-deux ans, ayant reconnu que hors la vraie église, il n'y a point de salut, de sa bonne volonté et sans aucune contrainte était profession de la foi catholique apostolique et romaine et abjuré l'hérésie de Calvin entre mes mains de laquelle je lui ai donné publiquement l'absolution en vertu du pouvoir que mon seigneur l'Orcher m'a donné pour cet effet par le ministère de monsieur l'abbé R., son grand vicaire en date du 8 septembre 1761, je prêtre curé de la paroisse de Mélamare, ai signé le présent certificat avec les témoins soussignés après avoir reçu la dite abjuration dans cette église.

Fait en l'église de Mélamare, les jours et an que dessus le dit. »

Je découvre mes premiers aïeux protestants à Mélamare, vers 1750.

 

Témoignage de la misère en 1789, dans un village du Pays de Caux, par un curé:

"Le 4e jour de janvier 1789 a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps d’un imbécile mendiant dont on n’a jamais pu savoir ni le lieu de naissance ni son nom de baptême ni son âge. On ne l’a connu que parce qu’il a dit se nommer F., quoiqu’il ait fait plusieurs années dans la paroisse. "

L'adjectif "imbécile" pour qualifier ce malheureux mendiant est significatif. On méprisait les pauvres. Le représentant de l'église ne regarde pas cet homme avec mansuétude. Il a vécu plusieurs années dans le village qui l'a quand même toléré. Ce pauvre homme ne savait ni son âge ni où il était né.

Les hommes occupent toutes sortes de métiers : maréchal-ferrant, laboureur, charretier, menuisier, cocher,

ébéniste, garde-champêtre, forgeron, marchand-brocanteur, négociant, concierge, marin, organiste à l'église, charron, corroyeur, instituteur, cordonnier, tourneur, boucher, coiffeur, cafetier, cantonnier, épicier, clerc-instituteur, jardinier, cardier, officier de santé, maître-maçon, entrepreneur en maçonnerie, menuisier, perruquier, garçon-boucher, cantonnier-chef, fabricant de tonneaux, contrôleur du Grenier et magasin à sel, échevin, sous-lieutenant des Douanes Royales, etc. Notez qu'il y avait un pêcheur à Tancarville vers 1820. Il faut arriver au XXe siècle pour entendre parler de nouveaux métiers : ajusteur, décolleteur, tourneur sur métaux...

 

A Blois:

Nicolas 1er Lemaindre

Montre bassine

Vers 1640

Argent et or

Chaque village avait un ou plusieurs charron. Il concevait, fabriquait, entretenait ou adaptait, réparait les véhicules avant la motorisation, parmi lesquels les voitures communes de transport ou de charge et les engins agricoles et artisanaux. Le charron de l'époque moderne jusqu'à la fin de la civilisation de l'attelage est l'héritier du charron médiéval. Réaliser une roue de 50 cm de diamètre nécessitait de façon cumulée environ une journée de travail. La réserve de bois, objet d'une attention cruciale, est souvent à l'arrière de l'atelier ou dans un hangar aménagé attenant.

 

Siamoisier (SG – 39 – L L), (ED – 43 – A B)

J'ai trouvé deux siamoisiers chez mes deux grands-mères.

Indications extrait du Robert :
"Siamois, le mot est d'abord employé pour désigner au 17e et 18e siècle une étoffe de soie et de coton introduite en France par les Ambassadeurs du roi de Siam (devenue Thaïlande) auprès de Louis XIV".

Le siamoisier est un tisseur d'étoffes fines (siamoises). La fabrication se faisait dans la région rouennaise avec à la fin une composition "toile chaîne lin, trame coton avec fils teints".

 

L L (SG – 39) est issu de Saint-Nicolas-de-la-Taille et est siamoisier. Dans les années 1770-1780, on trouve beaucoup de siamoisiers et de potiers à Mélamare. Son père, A L (SG – 79), de Mélamare, est aussi siamoisier. Le parrain de L L est L B, siamoisier, de Saint-Gilles-de-la-Neuville, et qui ne sait pas écrire.

 

A B était siamoisier avant son mariage en 1817. Il a 21 ans. Il vit à Nointot, chez ses parents. Il est veuf à 37 ans. Sa femme avait 40 ans à son décès. Elle était fille unique, fait exceptionnel pour l'époque. Il meurt à 72 ans. Trois amis, tous siamoisiers, A L, 22 ans, siamoisier, ami de A, Nointot, M D, 51 ans, siamoisier, ami de Rose, Nointot, J H, siamoisier, ami de Rose, Nointot, seront leurs témoins de mariage.

 

02/2017:

Pourcentage des professions :

 

Métiers du tissu : toilier, fileuse, tisserand, tailleur, couturière :

35/200, soit 17,50 %

Journaliers, journalières :

35/200 soit 17,50 %

Domestiques :

13/200 soit 6,50 %

Cultivateurs, cultivatrices :

20/200 soit 10%

 

Total de ces quatre catégories professionnelles : 50 %

Ils sont aussi inscrits sur les listes de conscription pour le service militaire. C'est leur problème dans les années 1850. Il faut rappeler qu'ils tiraient un numéro et pouvaient partir pour sept longues années. Je relève au fur et à mesure de ma remontée dans le temps l'évolution de l'âge de la majorité qui pouvait être de 25 ou de 21 ans, selon la période historique et le sexe.

On meurt à la maison jusqu'à la fin du 19e siècle.

En 1866, on meurt à l'hôpital de Bolbec, un autre en 1900 ou à l'hôpital Gustave Flaubert au Havre en 1896.

Dans les années 1990, j'avais retrouvé environ 60 personnes. J'atteins les cent aïeux en novembre 2016. En février 2017, j'en comptabilise plus de  cent quatre-vingt-dix. Et je suis loin d'avoir tout trouvé..

Février 2017:

Le premier village qui offre le plus d'aïeux est Saint-Nicolas-de-la-Taille avec 20 personnes.

Saint-Nicolas-de-la-Taille :

Le village de Saint-Nicolas-de-la-Taille appartient à l'arrondissement de Le Havre et au canton de Lillebonne. Depuis 2015, Saint-Nicolas-de-la-Taille est dans le canton de Bolbec (N°3) du département Seine Maritime. Le code postal du village de Saint-Nicolas-de-la-Taille est le 76170 et son code Insee est le 76627. Les habitants de Saint-Nicolas-de-la-Taille se nomment les Scolatissiens et les Scolatissiennes. L'altitude moyenne de Saint-Nicolas-de-la-Taille est de 110 mètres environ. Sa superficie est de 9.25 km².

Les villes et villages proches de Saint-Nicolas-de-la-Taille sont à vol d'oiseau: Saint-Jean-de-Folleville à 2.64 km, Saint-Antoine-la-Forêt à 3.00 km, Tancarville à 3.03 km, Mélamare à 3.31 km, La Cerlangue à 4.40 km.

Saint-Nicolas-de-la-Taille administre une population totale de 1 404 personnes, avec une densité de 151,78 personnes par km2. Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 491 en 2007. Ces logements se composent de 462 résidences principales, 20 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 9 logements vacants.

En 2007 :

Le nombre de célibataires était de : 27,9% dans la population.

Les couples mariés représentaient 63,9% de la population, les divorcés 2,8%.

Le taux d'activité était de 73,4% en 2007 et 69,2 en 1999

Les retraités et les pré-retraités représentaient 15,1% de la population en 2007 et 13,3% en 1999.

 

Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 50 sur 190. Ils représentent 26% de la famille.

Viennent ensuite Saint-Romain-de-Colbosc et Blosseville avec chacun 16 personnes.

Saint-Romain-de-Colbosc :

Explication possible du nom : bocage. La ville est créée au XIe siècle.

On peut voir sur les pelouses de l’église le portail qui fut l’entrée de la léproserie, (ou maladrerie), au moment où la maladie faisait de grands ravages. Une ordonnance prescrit de séparer les lépreux des autres habitants. Elle reçut des malades jusqu'en 1521. La devise de la ville est « Que chaque jour les vents vous soient favorables ».

Au XIXe et XXe siècle, les matériaux utilisés pour les maisons sont la brique, le silex, le bois, le zinc. Dans les années 1900, plusieurs villas sont construites dans le style Art Déco (ou Art Nouveau ou Modern Style). La maison bourgeoise en briques du 19e siècle présente des façades solennelles, percées de bow-windows et dont les toitures sont percées de lucarnes importantes.

Entre 1846 et 1950, une briqueterie fonctionna sur le territoire de la ville.

Construction de l'école de garçons en 1837, l'école des filles verra le jour en 1863, de la mairie, du palais de justice et de la bibliothèque en 1883 et de l'hospice-hôpital en 1890.

En 1914, on compte 80 à 90 élèves dans une classe pour 61 places assises avec tables-bancs. Les parents d'élèves se plaignent des effectifs surchargés. Le collège est inauguré en 1969, la piscine en 1976, l'école de musique en 1980.

La ville de Saint-Romain-de-Colbosc appartient à l'arrondissement de Le Havre et au canton de Saint-Romain-de-Colbosc. Le code postal de la ville de Saint-Romain-de-Colbosc est le 76430 et son code Insee est le 76647. Les habitants de Saint-Romain-de-Colbosc se nomment les Romanais et les Romanaises. L'altitude moyenne de Saint-Romain-de-Colbosc est de 116 mètres environ.

 

Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 1 650 en 2007. Ces logements se composent de 1 579 résidences principales, 16 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 55 logements vacants.

Les villes et villages proches de Saint-Romain-de-Colbosc sont à vol d'oiseau: Saint-Aubin-Routot à 2.41 km, Saint-Vincent-Cramesnil à 2.94 km, Gommerville à 3.03 km, Epretot à 3.23 km, La Remuée à 3.39 km.


Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 18 sur 190. Ils représentent 9,56% de la famille.

 

Blosseville :

La commune de Blosseville fait partie du canton de Saint-Valéry-en-Caux et de la Communauté de Communes de la Côte d'Albâtre. Elle est située à 2 km du village côtier de Veules les Roses. Sa superficie est de 696 ha et sa population est de 312 habitants. Ceux-ci se nomment les Blossevillais. L'origine du nom signifierait la ville du vent. Son église Saint-Martin date du XII ème siècle.

Les villes voisines sont Veules-les-Roses, Angiens, Houdetot, Manneville-ès-Plains, Sotteville-sur-Mer.
La grande ville la plus proche de Blosseville est Dieppe qui se trouve à 21,43 kilomètres au nord à vol d'oiseau.

Blosseville a changé une seule fois de nom en 1801 et s'appelait Bloueville.

Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 18 sur 190. Ils représentent 9,56% de la famille.

13 aïeux proviennent de Saint-Antoine-la-Forêt,

 

Saint-Antoine-la-Forêt :

          1793 : Saint Antoine la Forest

  • 1801 : Saint-Antoine

  • L'Ancien manoir est le seul monument historique classé du village de Saint-Antoine-la-Forêt datant du 1ère moitié 17e siècle.

Elle fait partie de la Communauté de communes "Caux Vallée de Seine".
Les habitants et habitantes de la commune de Saint-Antoine-la-Forêt sont appelés les Saint-Antoinais et les Saint-Antoinaises.
Les 997 habitants du village de Saint-Antoine-la-Forêt vivent sur une superficie totale de 6 km2 avec une densité de 166 habitants par km2 et une moyenne d’altitude de 135 m.

Les villes voisines sont Mélamare, Saint-Eustache-la-Forêt, Gruchet-le-Valasse, Saint-Nicolas-de-la-Taille, Bolbec.

 

Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 34 sur 190. Ils représentent 17,89% de la famille.

10 aïeux viennent de Saint-Jean-de-Folleville


Saint-Jean-de-Folleville :

Les habitants de Saint Jean de Folleville sont les Follevillais et les Follevillaises. La superficie de Saint-Jean-de-Folleville est de 1373 hectares (13.73 km2) avec une altitude minimum de 0 mètres et un maximum de 134 mètres.

Année 2005 :829 personnes dont 49,6% d'hommes et 50,4% de femmes.

En 2012, la mairie de Saint-Jean-de-Folleville administre une population totale de 846 personnes, avec une densité de 61,62 personnes par km2.

Le nombre de célibataires était de : 26,5% dans la population. Le taux de chômage en 2005 était de 6,7% et en 1999 il était de 4,7%.

Les communes les plus proches de Saint Jean de Folleville sont Saint-Nicolas-de-la-Taille, Saint-Antoine-la-Forêt, Gruchet-le-Valasse, Mélamare.

Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 52 sur 190. Ils représentent 27,36% de la famille.

9 d'Harfleur,

 

Harfleur :

Les toponymes en -fleur (cf. Honfleur, Barfleur, Vittefleur, Fiquefleur, etc.) sont tous situés à proximité du littoral, dans la zone de diffusion de la toponymie anglo-scandinave ou norroise.

1202: octroi d’une charte de commune par Jean sans Terre.

1281: agrandissement du port d'Harfleur. La ville devient propriété du roi de France.

Harfleur dont l'entrée était baignée par la mer. A cette époque les alluvions entraînées par la mer baissante ne se fixaient pas encore au-devant de ce port, et leur dépôt n'a commencé à avoir lieu dans cette partie que lorsque la pointe du Hoc a été assez avancée pour les retenir. Au XIIe siècle, ces dépôts ne s'étaient pas encore très étendus, car le Neustria Pia d'Artus Dumontier et les Archives de la Seine-Inférieure établissent qu'il y avait encore des salines à Gonfreville-l'Orcher et même à Oudalle.

1309 : Philippe IV Le Bel accorde des privilèges aux marchands portugais qui seront confirmés en 1341. De cette époque date le bâtiment nommé « le Prieuré » ou « Hôtel des Portugais » .

1415 : Siège d'Harfleur par les Anglais, évoqué par William Shakespeare dans Henry V. Malgré la résistance de ses habitants pendant un mois, la ville tombe aux mains d’Henry V d'Angleterre peu avant sa victoire à Azincourt. De nombreux Anglais viennent s’installer comme colons.

Il y avait, à Harfleur, au commencement du XIVe siècle, un couvent de Frères-de-la-Charité-Notre-Dame, autrement nommés Billettes. Archives. de l'abbaye de Montivilliers. — En 1641 ils abandonnèrent la place aux Capucins avec l'agrément de la ville. Archives. du Parlement de Rouen — Un hôpital était uni au couvent des Billettes.

1435: le bourg est une première fois libéré par Jean de Grouchy et des paysans cauchois.

Petit à petit, Harfleur s'ensable et François 1er décide de la création d'un nouveau port qui s'appellera Le Havre en 1517.

En 1572, la religion protestante établit un prêche dans un manoir de la famille de Brachon à Gonfreville-l'Orcher qui servit aux protestants d'Harfleur et de Montivilliers pendant l’Édit de Nantes. Ce prêche fut démoli en 1681.

Harfleur est une ville française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région de Normandie (anciennement Région Haute-Normandie). Ses habitants sont appelés les Harfleurais et les Harfleuraises.
La commune s'étend sur 4,2 km² et compte 8 336 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 1 980 habitants par km², Harfleur a subi une baisse de 2,3% de sa population par rapport à 1999.
La commune d'Harfleur dont la population totale est de 8 336 habitants (recensement de 2010) pour une population municipale de 8 242, compte une proportion de 48,4 % d'hommes pour 51,6 % de femmes.
Les habitants d'Harfleur, ou gentilé, sont appelés les Harfleurais et les Harfleuraises.
Située à 5 mètres d'altitude, la Lézarde, la Saint-Laurent, la Rouelles sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune d'Harfleur.

Trois monuments historiques et immeubles protégés sont classés de la ville d'Harfleur. Ce sont le Prieuré, l'église Saint-Martin et le Château.
Harfleur est entourée par les communes de Le Havre, Gonfreville-l'Orcher, Gainneville, Rogerville, Montivilliers et Saint-Martin-du-Manoir.

 

Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 22 sur 190. Ils représentent 11,57% de la famille.

Les silures et autres poissons non comestibles lézardent dans la Lézarde à Harfleur:

 

Jehan de Grouchy

 8 de Gainneville,

 

Gainneville :

Ses habitants sont appelés les Gainnevillais et les Gainnevillaises.

Située à 97 mètres d'altitude, la Saint-Laurent est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Gainneville.
Année 2007 :
2612 personnes. 48,4% d'hommes et 51,6% de femmes.

Avec une densité de population de 566,5 hab/km², la commune de Gainneville dont la population totale est de 2 634 habitants (recensement de 2010) pour une population municipale de 2 609, compte une proportion de 47,4 % d'hommes pour 52,6 % de femmes.

Le taux de chômage en 2007 était de 8% et en 1999 il était de 10,5%

Le nombre de célibataires était de : 30,5% dans la population.

Elle est entourée par les communes de Gonfreville-l'Orcher, Saint-Laurent-de-Brèvedent, Oudalle, Harfleur et Rogerville.

 

Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 19 sur 190. Ils représentent 10% de la famille.

7 de Saint-Vigor-d'Ymonville,

 

Saint-Vigor-d'Ymonville :

3 changements de nom de Saint-Vigor-d'Ymonville ont été référencés au cours de l'histoire de la commune :

  • 1789 : Beauvais-sur-Seine
  • 1793 : Saint Vigor
  • 1801 : Saint-Vigor

Les habitants de Saint-Vigor-d'Ymonville sont les Saint Vigorais et les Saint Vigoraises.

La superficie de Saint-Vigor-d'Ymonville est de 2943 hectares (29.43 km2) avec une altitude minimum de 0 mètres et un maximum de 124 mètres.

En 2005, il y avait 27,1% célibataires dans la population. Les couples mariés représentaient 65,1% de la population, les divorcés 3%. Le taux d'activité était de 79% en 2005 et 69,5 en 1999.

En 2012, la mairie administre une population totale de 1 010 personnes, avec une densité de 34,32 personnes par km2.

Les communes les plus proches de Saint-Vigor-d'Ymonville sont Sandouville, Saint-Aubin-Routot, Saint-Romain-de-Colbosc, La Cerlangue.

Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 29 sur 190. Ils représentent 15,26% de la famille.

 et 6 de Gruchet-le-Valasse.

Gruchet-le-Valasse :

 

Ses habitants s'appellent les Gruchetains et Gruchetaines.

La commune se trouve au sud-ouest du plateau de Caux, à proximité de l'estuaire de la Seine. Elle est traversée par le Bolbec.

1830 : fusion des communes de Gruchet et du Valasse.

La ville est connue pour l'affaire de la Josacine empoisonnée en 1994.

En 2007, la ville comptait 47,2 % d’hommes et 52,8 % de femmes.

En 2014, la commune comptait 3 113 habitants, en augmentation de 16,03 % par rapport à 2009.

 

L’histoire de l’Abbaye du Valasse est très liée à celle de Mathilde, la petite fille de Guillaume le Conquérant. En effet, retenue captive à Oxford, Mathilde fit le vœu de fonder une abbaye si elle parvenait à s’échapper saine et sauve.
En parallèle, Galéran de Meulan, lors du voyage retour de la Seconde Croisade fut pris dans une tempête à bord de son navire. Il fit lui aussi le vœu de fonder une abbaye s’il réchappait sain et sauf de ce péril.

Par leur deux volonté, elle fut créée et consacrée le 18 février 1156 et achevée en 1218.

 

Gruchet-le-Valasse est entouré de Bolbec (2 km), Saint-Antoine-la-Forêt (2.3 km), Saint-Eustache-la-Forêt (2.5 km), Mélamare (3.2 km), Saint-Jean-de-Folleville (3.9 km), Beuzevillette (4.1 km).

 

Février 2017: Total des membres de la famille issus de ces villes et villages : 37 sur 190. Ils représentent 19,47% de la famille.

Les Normands à Narbonne

 

Les Arabes s'en emparent au VIIIe siècle. Narbonne fait partie du royaume de Tolède. Le calife de Damas commande des expéditions parce qu'il veut connaître ce qu'il y a derrière les Pyrénées. Ce sont des razzias menées par des aventuriers arabes et berbères, pas le déferlement de milliers de personnes.

Les Sarrasins sont tout autant redoutés que les Normands ou les Wisigoths.

Les Normands s'emparent de Narbonne en 859. Les vicomtes Alaric et Francon 1er ne purent défendre la ville contre les Normands qui la pillèrent. Björn Ier et Hasting pilleront aussi Nîmes.

Le monastère de Bèze ne jouit pas longtemps des reliques de saint Prudent, précieux dépôt. En 887, à l’approche des Normands, les moines de Bèze portèrent les reliques à Saint-Etienne de Dijon mais quand ils voulurent les reprendre, les Dijonnais s’y refusèrent.

L'expédition Viking en Méditerranée et notamment dans le sud de la France est également relatée par les chroniqueurs francs :

« Les pirates de mer danois cinglèrent longuement entre Espagne et Afrique et pénétrèrent de force dans le Rhône. Après avoir ravagé plusieurs villes et monastères, ils s’installèrent dans l’île Camargue!. »

— Annales de Saint-Bertin, pour l'année 859

 

Au milieu du XIIe siècle, un prince des Orcades aurait rendu visite à la vicomtesse Ermengarde, s'il faut en croire une saga islandaise médiévale.

Au milieu du XIIIe siècle, enfin, une princesse norvégienne, en route vers l'Espagne pour y épouser un infant de Castille, résida quelques jours dans l'antique cité où lui fut réservée une brillante réception.

Harfleur, vers 1740.

François B était perruquier et échevin à Harfleur dans la première moitié du XVIIIe siècle.

C'est l'époque de l'explosion extravagante de coiffures étonnantes, en réaction à la pudeur et à la réserve des siècles précédents. Toutes les formes de «S» ont dominé le courant artistique dynamique et brillant de ce siècle. Une bourgeoisie de nouveaux riches est apparue qui se positionne dans les sphères politiques et sociales, imitant en tout les habitudes des nobles. La science s'émancipe de la religion et prépare l'ère de la révolution industrielle.

A Versailles, Louis XIV avait quarante perruquiers qui lui dessinaient ses perruques, vers 1680, utilisant des cheveux naturels, des poils de cheval ou de chèvre. En un siècle, l'usage du port des perruques s'est étendu aux femmes. Vers 1715, on poudre les perruques avec du riz ou de l'amidon chaque jour dans un salon destiné à cet effet, par un coiffeur. Au milieu du XVIIIe, Louis XV impose la queue de cheval attachée par un ruban, ainsi que des perruques masculines courtes. Les nouvelles idées républicaines annulent le luxe et l'exubérance. La coiffure s'adapte aux changements philosophiques et au mode de pensées de la société. Pendant la Terreur, un noble avait intérêt à sortir dans la rue sans perruque pour ne pas se faire remarquer. L'indépendance des idées et de la pensée est symbolisée par des coiffures informelles, sans perruque.

 

 

La coiffure sous Marie-Antoinette

Léonard organise des coups d’éclat avec ses fructueux «poufs». Sur la chevelure remontée très haut grâces à de longues épingles, on confectionne une carcasse (pouf) bâtie à coup de gaze, de faux cheveux et de rubans, parsemée d’ornements et objets extraordinaires inspirés par la modiste Rose Bertin.

Pour célébrer l’opération subie par le Roi et ses deux frères, vaccinés en 1774 contre la petite vérole, voici le pouf « à l’inoculation », chef d’œuvre d’imagination.

La guerre des Farines, ainsi nommée en raison d’une insurrection suite à la hausse du prix du grain, les boulangeries étant pillées à Paris, la cour ne trouve rien de mieux que d'afficher cet événement dans l’audacieux et impertinent « bonnet de la révolte ».

Après des soucis de transport dans les carrosses, du passage des portes, la mode change et se tourne vers les plumes d'autruche, mode encore plus coûteuse.

François B est échevin à Harfleur, nommé pour rendre la justice, dans la première moitié du XVIIIe siècle. Il est un magistrat qui organise le droit des individus et des sociétés ainsi que la police et qui perçoit les taxes. Le titre d'échevin subsistera jusqu'à la Révolution française qui abolit la charge et transporte leurs attributions aux maires et aux conseils municipaux.

Sa fille épousera Jean F, né à Saint-Antoine-la-Forêt, marchand épicier et mercier à Harfleur, en 1762.

Le XVIIIe siècle rattacha les marchands aux droguistes ou apothicaires. Ils vendent alors de la thériaque, des préparations de kermès, mais ils ne confectionnent pas. Un arrêt de 1764 leur interdit essentiellement la manipulation et le mélange des drogues. Entre temps, ils trouvent le moyen d’empiéter sur les charcutiers par la vente des jambons.

Sa fille met elle-même au monde neuf enfants pendant une période de 15 ans, entre 1764 et 1779. Elle connaît quelques années de répit entre toutes ces maternités, allaitements et deuils: 1766, 1768, 1770 et 1771.

Parmi les neufs enfants, deux nourrissons meurent, le premier quelques heures à peine après la naissance, le second est mort-né. Un maître chirurgien et une sage-femme procèdent à l'accouchement difficile et en témoignent. La famille a les moyens de faire appel à leur service. C'est l'évêque du lieu qui fait obligation à chaque paroisse de nommer une sage-femme, directement placée sous la surveillance du curé. Les enfants décédés ne reçoivent pas de prénom et sont déclarés «Anonyme» de sexe masculin ou féminin dans les registres paroissiaux. Après avoir été ondoyés, les bébés sont enterrés au cimetière Champ Fleury à Harfleur. «Oratoire… Sainte Aulne à un chémetière assis hors la ville, vulgairement appelé le Champ-fleury, vers 1517». Ondoyer est une nécessité, afin d’éviter à l’enfant d’errer dans les limbes sans espoir de rejoindre le Paradis. Le clerc, le prêtre et le fossoyeur assistent à la cérémonie. Aux alentours de 1740 en France, près d’un nouveau-né sur trois mourait avant d’avoir atteint son premier anniversaire, victime le plus souvent d’une maladie infectieuse. Malformations, accidents de grossesse, traumatismes des accouchements, ongles mal lavés des matrones, pansements non stériles, coups de froid pendant les baptêmes, coliques, diarrhées, fièvres, typhoïdes, dysenteries, entérocolites sont les principales causes des mortalités avant une année.

Cinq garçons et deux filles de la famille de François B survivent aux épidémies, aux maladies et à la mortalité infantile.

Procession et croyances

Carnaval, corso fleuri, défilé

 

La place de Saint Romain de Colbosc

Blosseville sur Mer

Entrée de l'église de Saint-Vigor d'Ymonville

Saint-Gilles de la Neuville, 1787

Mémoire à passer à la postérité :

"Le dix juillet de la présente année entre midi et une heure  un orage accompagné de tonnerre et qui dans un coup effroyable vint frapper le flèche de l’église de ce lieu et la frappa exactement sous le plomb qui enfermait le pied de la croisée et y mit le feu sans qu’il put être sauveté ni éteint par la difficulté d’y monter de façon qu’elle en fut totalement consumée en peu de temps ; cette flèche était le plus bel ouvrage du canton en charpente et on aurait pu l’appeler un chef d’œuvre, elle était fort menue et de cent trois ou quatre pieds de hauteur, elle enfermait deux belles cloches qui furent totalement fondues dont la grosse pesait dix-huit cent livres et la seconde à proportion et en attendant le rétablissement de ce désastre on appelle le peuple à l’office divin au son d’un tambour au profit de vendre une assez bonne quantité de bois dans le cimetière pour ce rétablissement on y en compte sur les propres vivres pour trois mille livres car les chênes et hêtres à pied sont trop jeunes pour être vendus au lieu que les arbres qui sont sur les popes dépérissent ou n’augmentent plus. Chose étonnante le chœur et la nef ne souffrirent en rien de cet incendie.

Je certifie le présent véritable en tout ce qu’il contient en janvier mille sept cent quatre-vingt-sept

Le T, curé de Saint-Gilles"

 

Découverte d'un cadavre sur le territoire de Rogerville en 1807:

 

 

"Ce jourd’hui lundi sept septembre mille huit cent sept ; Nous P. B. juge de paix et officier de police judiciaire du canton de Saint-Romain-de-Colbosc arrondissement du Havre département de la Seine Inférieure sur l’avis à nous donné  par le préposé aux douanes impériales de la commune de Rogerville que le jour d’hier sur les quatre heures après-midi il aurait été trouvé dans ladite commune sur le rivage dit trou de Rochefort un cadavre échoué de la marée du dit jour."

(...)

Ce sont les débuts de l'organisation de la police:

"Nous sommes assistés de notre greffier exprès transporté de la commune de Rogerville sur les berges de la Seine entre le bureau des préposés aux douanes et l’endroit vulgairement appelé trou de Rochefort, accompagnés de monsieur J.L., maître en chirurgie demeurant à Saint-Romain-de-Colbosc que nous avons requis aux fins ci-après où étant sur le midi, nous avons reconnu le corps d’un jeune homme présumé être âgé de seize à dix-huit ans."

(...)

Suit une longue description du cadavre qui se conclut par:

 

"ayant remarqué aucune fracture ni plaie entrante qui fassent connaître que ce gabier ait été assassiné mais au contraire que c’est un marin noyé par accident."

 

 

Noyé enterré à Harfleur en 1776 , sans enquête:

« Le jeudi vingt et un mars mille sept cent soixante-seize, a été inhumé au Champfleury, cimetière de cette paroisse, le corps d'un homme dont on ne peut savoir le nom et que l'on a retrouvé noyé dans la rivière d'Harfleur dépendante de cette paroisse en présence de JB PL., clerc et de PC. Fossoyeur, tous de cette paroisse, soussignés avec monsieur V. vicaire dudit lieu d'Harfleur. »

Il y a deux cent dix ans, la Seine coulait dans son dernier méandre au pied des falaises de Rogerville, hautes de 90 m, village qui est situé entre Gonfreville l'Orcher, Oudalle et Sandouville. La commune a vu sa superficie doubler au 19e siècle avec l'endiguement de l'estuaire de la Seine. Le café tabac épicerie de village est construit en 1853 (date portée) , représentatif de ces édifices construits dans la seconde moitié du 19e siècle. Le plateau est crayeux. La vallée boisée de Rogerville, inhabitée, est traversée par la rivière appelée le Rogerval. La plaine est une formation alluviale composée d'herbages et d'une zone marécageuse. Les côtes de Sandouville et de Rogerville appartenaient à partir de 1725 à la famille Montmorency-Luxembourg. Les habitants d'Oudalle sont inféodés aux seigneurs de Cramesnil et aux comtes de Tancarville. On trouve de la vigne à Oudalle au 17e siècle. Oudalle s'appela l'Unité des Bois sous la Terreur. Les deux communes, Oudalle et Rogerville, furent réunies pour l'instruction à partir de 1803. Du Moyen-Age au XIXe siècle, les ressources de la population venaient principalement de l'agriculture, de la pêche et du commerce. L'industrie textile est très florissante à la fin du XIX siècle.

 

 

Au début du XIXème siècle, alors que la Seine était dans un état quasi naturel, la navigation dans l’estuaire était particulièrement périlleuse. Chaque transport par navire devenait un périple dont la réussite dépendait plus de la marée et de la position des bancs sableux très mobiles en aval de Caudebec-en-Caux. Les premiers aménagements de l’estuaire de la Seine ont été réalisés dès 1850. Ils ont d’abord consisté à stabiliser le cours du fleuve, puis à en approfondir le chenal de navigation. Au 18e siècle, le lit de la Seine est équivalent à celui actuel de la Loire. Les naufrages y sont très fréquents. Le phénomène de la barre, ou mascaret, rend encore plus difficile la circulation sur ce fleuve. Au début du XIXème siècle, les navires remontant la Seine étaient des bateaux à voile ou à vapeur n’excédant pas un tirant d’eau de 3m. Ces bateaux ne pouvaient guère naviguer plus de 6 mois dans l’année en Seine à pleine charge. Ils pouvaient mettre 8 jours pour relier Le Havre à Rouen, mais jusqu’à 30 jours en cas d’échouage à chaque marée. A la descente, 2 à 3 jours (10 jours maximum) étaient nécessaires [Le Sueur B., 1989]. Le canal de Tancarville fut inauguré en juillet 1887. Il permettait de convoyer les marchandises et les matières premières jusqu'à Rouen à un moindre coût.

Deux noms reviennent dans les deux familles de mes grands-mères. Ce sont Déhais et Leroux.

Leroux

Famille de ma grand-mère paternelle :

 

Célénie(4)

Née à Bolbec – Bobineuse

 

Prosper – (9)

De Gruchet-le-Valasse – Boucher

 

Jean – (19)

Mélamare – Cultivateur

 

Louis – (39)

Né à Gruchet ?

 

Déhais

Famille de ma grand-mère paternelle :

 

Alice – (2)

Née à Saint-Antoine-la-Forêt – Couturière

 

Clovis – ( 5)

Né à Gruchet-le-Valasse – Ajusteur

 

Olympe – (10)

Vit à Gruchet-le-Valasse - Repasseuse

 

Leroux

Famille de ma grand-mère maternelle:

 

Angéline – (4)

Née à Saint-Maclou-la-Brière – Tisserande

 

Florentin – (9)

Né à Saint-Maclou-la-Brière – Journalier

 

Adolphe – (19)

Vit à Saint-Maclou-la-Brière - Journalier

 

Michel – (39)

Né à Bréauté - Charron

 

 

 

 

Déhais

Famille de ma grand-mère maternelle :

 

Marie – ( 8)

 

 

Fulgence – (17)

Né à Gonfreville-Caillot - Maçon

 

Pierre – (35)

Vit à Gonfreville-Caillot - Maçon

 

Jacques - (61)

?

Les brouettiers au Havre:

 
Aux alentours de 1800 apparaît un brouettier au Havre. Le couple vit rue Volontaire, puis rue Royale. Il décède en 1835, sa femme en 1832. Ils ont mis au monde une fille, Augustine qui aura un fils naturel non reconnu à 37 ans. Sept ans après la naissance de ce fils, Augustine épousera un marin baleinier né dans les Côtes-du-Nord (22, Côtes d'Armor). Elle ne savait pas écrire. Son mari décède avant elle. Veuve, elle termine sa vie chez son fils, rue Royale.

 

Son fils devient brouettier à son tour. A 38 ans, il est papa d'une fille, Marie. Il décède à 49 ans. Marie épousera un commis chauffeur, né dans le Calvados, à Pont-l'Evêque. Ils sont de jeunes parents. Elle a 18 ans à la naissance de leur fille Eugénie, lui a 20 ans. Ils ont deux filles avant de se marier. Eugénie naît en 1887, Emilienne naît en 1889, puis un enfant naît et décèdera à l'âge de deux ans. Ils se marient en 1889 et reconnaissent les deux filles. Ils vivent rue Corderie, puis rue des Galions et enfin boulevard d'Harfleur (Le boulevard est à la limite d'Harfleur et de Graville. Actuellement, il s'appelle boulevard Jules Durand au Havre, près du pont VII.).
Marie décèdera rue Cassard à l'âge de 33 ans. Son mari devient veuf à 34 ans.

 

Définition :
 
(Vieilli) Celui qui transporte des terres , sables, etc., dans une brouette.

 

Synonyme : brouetteur
 
 
La première mention de la corporation des brouettiers, ouvriers utilisant des brouettes pour la manutention des marchandises du port remonte à 1727. Ils étaient divisés en 2 catégories, les brouettiers du Grand Parti ou Grande Brouette, près de la douane et du Petit Parti ou Petite Brouette. Vers 1750, les brouettiers utilisent des voitures attelées de chevaux à la place des voitures à bras.
Les brouettiers sont 100 en 1803, 120 en 1820. Les 96 chevaux sont regroupés dans 3 écuries, rue Martonne, 51 rue de Phalsbourg et 3 rue Gustave Brindeau. Les écuries de la rue G. Brindeau ont été construites en 1899. En 1929, la société est dissoute et vendue. Les bâtiments abritent aujourd'hui Calberson International.


 

Rosalie vivait rue Phalsbourg avant son mariage avec Jean en 1897. Pour lui, c'est son second mariage. Il était veuf depuis 10 mois, sa première femme étant décédée à l'hôpital du Havre à l'âge de 37 ans. Jean décèdera au Havre, à l'hôpital en 1921, Rosalie décèdera rue Ernest Renan en 1925.

Les brouettiers sont les ancêtres des dockers.

A Marseille, ils s'appelaient les portefaix.

Il y a aussi les mesureurs, les magasiniers, les voiliers qui étaient les mieux payés, les charbonniers, les camionneurs, les porteurs.

La compagnie Perrier décide de créer un bassin Dock comme à Londres. Ceux qui y travaillent s'appelleront les dockers.

 

Matériel nécessaire au brouettier: brouette, corde, seau, Caisse en bois.

 

Autres métiers de la mer

Garde-magasin

 Douanier

Bordée

releveur

Pilote

Metteur en ligne

Estiveur

Cordier

Homme de manoeuvre

Peint par Vernet

Le Havre

Les mariniers

 

Harpons croisés

Ces harpons ont été fabriqués par les chantiers Augustin Normand pour équiper les baleiniers en 1819

 

Préparation pour tarage

Jean Sauvage 1929

Esquisse au crayon mine graphite, dessin à l’aquarelle sur papier.

 

Afin d'établir la différence entre le poids brut et le poids net du coton, les « voiliers » procèdent au tarage. Ils déshabillent une balle de coton par lot, cassent les cercles et enlèvent la toile. Le cerclage récupéré par le commis est ensuite pesé avant que la toile ne soit reprise.

 

Le Havre - La plage le long de la Manche

Le Havre

Le Havre

Le Havre

Le Havre

Le Havre

Le Havre

Le Havre - Coucher de soleil

Le Havre

Le Havre est une ville et un port traumatisés.

Les Anglais nous ont terriblement bombardés.

De la carte du monde, ils voulaient nous rayer.

Ah ça ! Des bombes, ils en ont lâchées…

J’imagine le travail des bombardiers,

Deux heures, huit cents avions en rangs serrés,

Lâchant quatre-vingts-mille tonnes de mort annoncée

Et de destruction totale programmée.

Tout cela, pour être au commerce les premiers !

Leur ordre : « Réduisez tout en poussière, détruisez ! »

A quatre-vingts pour cents, tout a été rasé.

Vous imaginez ce que cela fait ?

Des décombres, un immeuble troué émergeait.

C’est difficile d’imaginer que des esprits civilisés

Puissent échafauder des plans pour tout éliminer.

C’était une armada de la mort instantanée

Qui ne se souciait pas de sa cruauté.

C’était l’apocalypse annoncée

Uniquement dans leur seul intérêt.

De ce chaos, de cette violence, les Anglais en ont profité.

Tout le monde s’entretuait.

Les Allemands fuyaient.

Mais ce port qui prospérait

Les dérangeait.

Et malgré tout, j’aime encore les Anglais !

Mais il reste une trace ineffacée

De la douleur d’avoir été enviés.

Le Havre était une vieille ville usée

Qui, de ses cendres, s’est remontée.

Un à un, les murs se sont réparés,

Les étages ont été échafaudés.

De ses ruelles grouillantes et serrées,

De larges avenues ventées sont nées.

Puisque le bois pouvait brûler,

C’est le bêton qui l’a remplacé.

L’économie a repris, s’est échauffée.

Les conditions de vie se sont améliorées.

On vante la reconstruction.

Ce qui m’étonne, c’est l’oubli généré.

On a fait comme si de rien n’était.

Du commerce, on a repris ses activités.

Le port s’est amplement développé,

Au point qu’en conteneurs, nous étions les premiers !

Cela permet d’oublier…

Au nom de cette sacro-sainte prospérité !

On vante les qualités du bêton armé…

On a cru qu’il n’allait pas s’effriter

Ou qu’il ferait peur aux bombardiers…

J’ai habité dans un vieux quartier

A la recherche de l’âme effacée.

En 1805, cette maison était née.

Elle avait traversé le temps sans casser.

Avant moi, des générations y avaient habité.

Mais comme pensait François Premier :

« La salamandre, après les cendres, renaît… »

Brigitte Masson.

 

Le Havre stylisé

La reconstruction du Havre.

Le niveau de hauteur de la ville augmente d'un mètre. Cela correspond à la hauteur des décombres. 5 000 Havrais ont péri et certains corps sont en-dessous, non retrouvés. La reconstruction, après la seconde guerre mondiale, dans une période de pénurie, et sous la conduite de l'équipe d'Auguste Perret, durera 18 ans, au lieu de cinquante années attendues.

La carrière de pierre la plus proche est située à Caen. Il n'y a pas de pont sur la Seine. Le choix de la pierre n'est pas retenu. Le Havre était en briques avant la guerre. Ce choix n'est pas retenu non plus, sauf dans le quartier Saint-François. Il faut aller à l'économie. Ce sera le béton, avec des immeubles construits en angles droits couverts de  terrasses. De plus, la ville doit durer dans le temps.

Plus rien n'existe. Il n'y a plus d'infrastructure. Au total, une centaine d'architectes interviendra.

La peur de la perte de la mémoire du Havre d'avant existe. Les nouveaux plans reprendront ceux de la ville de 1840/1850. Le boulevard de Strasbourg n'a pas été détruit et témoigne du style haussmannien de l'époque du XIXe siècle.

Les anciens propriétaires qui ont tout perdu acceptent ce pari de modernité. Le gouvernement français souhaite que Le Havre soit une vitrine pour les étrangers provenant d'Amérique du Nord et du Sud, et qui débarquent en France par bateau.

 

 
Roland Lefranc
‘L’estacade (Le Havre)’
 
1996
Albert Marquet
‘Le 14 Juillet au Havre’

 

1906

George Braque
Souvenir du Havre
1912

«J'ai fait une très grande découverte – je ne crois plus à rien. Les objets n'existent pas pour moi, sauf s'il y a un rapport harmonieux entre eux et moi...La vie est une vraie révélation. Ça, c'est la vraie poésie.»

Georges Braque

« Où l'on fait appel au talent, c'est que l'imaginaire fait défaut. »
Georges Braque

Raoul Dufy
La mer et les bateaux

François 1er
Roi de France
 
1494 - 1547
 

François 1er a créé la ville du Havre en 1517.

François 1er

Porte "Art Déco" au Havre

Le centre de commerce international

Sainte-Adresse d'après Dufy

Elisabeth Taylor et Richard Burton
"Cléopâtre"

"Coup de foudre" sur le bassin du Commerce au Havre

L'hôpital Gustave Flaubert au Havre

 

Ecalles-Alix, chemin des vents

Ecalles-Alix est situé à cinq kilomètres d'Yvetot.

Notes prises d’après le livre de Paul Zumthor, Guillaume le Conquérant, éditions Points au Seuil, 2003.

Les regroupements des Vikings en Normandie vers 950 après Jésus-Christ.

D’un côté, il y a le Pays de Caux et la région entre la Risle et la Seine (partie Est), et de l’autre côté, il y a le Bessin et le Cotentin (partie Ouest).

Les Norvégiens se sont regroupés à l’Est et les Danois à l’Ouest. La forme des champs proviendrait de cette diversité d’origine : irréguliers dans le Pays de Caux et allongés et en bande dans le Bessin.

A l’Est, les Ducs résident de préférence autour de Rouen et de Fécamp.

A l’Ouest, on regarde avec hostilité ces chefs qui se sont soumis aux évêques et aux mœurs des Français.

Il reste peu de traces de la vie des Vikings implantés en Normandie. Mais le nom « fleur » vient directement de « fjord ». Honfleur, Harfleur, Barfleur proviennent de cette origine.

~~Les abbayes normandes.

Rollon avait relevé de ses ruines les abbayes de Jumièges et du Mont-Saint-Michel.

Son successeur, Richard 1er, réformera les abbayes dont la discipline est très relâchée : le Mont-Saint-Michel (les moines remplacent les chanoines) et Saint-Wandrille.

~~L’importance de Fécamp :

Après 1017, Guillaume de Volpiano s’installe à Fécamp et conquiert la Normandie monastique. Il y fonde une école munie d’une bonne bibliothèque de cent douze titres dans laquelle sont élevés des princes de la famille ducale.

Il fait enseigner la musique et joue très certainement un rôle important dans l’introduction de l’architecture romane.

Richard 1er fait construire son tombeau à la Trinité de Fécamp, et son fils, Richard II, l’imitera.

Nicolas de Staël (1914 – 1955)

Ciel à Honfleur

1952

Huile sur isorel

Bolbec, au cœur du pays de Caux, possède 12 500 habitants. Elle est située à 30 kilomètres du Havre. ORIL, du groupe pharmaceutique Servier, et Standards Products Industriel assurent la renommée industrielle de Bolbec.

Du temps de sa splendeur, on raconte que l'eau de la rivière Bolbec changeait de couleur tous les quarts d'heure du fait qu'elle recevait les bains de cuve de différentes manufactures.

A la fin du XVIIIe siècle, dix-huit manufactures produisant des « indienneries » emploient près de huit cents ouvriers. Mais le dernier atelier de tissage fermera en 1986.

Bolbec a été occupée par les Prussiens entre décembre 1870 et janvier 1871. Il a fallu aider les pauvres et les nécessiteux.

Esther est un prénom mixte qui fait référence à un personnage de l'Ancien Testament. En effet, Esther était l'épouse juive du roi de Perse qui convainquit son époux d'épargner le peuple juif. Il pourrait provenir du vieux perse stareh, qui signifie étoile ou plus simplement de la déesse mésopotamienne Ishtar, nom à l'étymologie elle-même incertaine. Si la filiation Ishtar-Esther était exacte, cela ferait d'Esther un prénom utilisé depuis 4000 ans et sans doute l'un des plus ancien de l'humanité encore en usage. Les Esther sont fêté(e)s le 1er juillet.

Harfleur

La Lézarde

Le blason

Un Viking

A Jehan de Grouchy, sire de Monterollier, surnommé le père des Cauchois, qui fut tué à la porte de Rouen lors de la libération d'Harfleur occupée par les Anglais le 4 novembre de l'an 1435.

Little Bob Blues Bastards

Montpellier

Little Bob, c’est un ‘pays’, mot à prononcer ‘païsse’. Il est originaire du Havre, a toujours rêvé d’être une rock star, l’est devenue, s’est fait connaître et aimer par les ‘English’, oui, les Londoniens l’aiment. C’est seulement après avoir assis sa notoriété de rocker de l’autre côté du Chanel qu’il s’est fait connaître dans le Nord de la France. Maintenant, il joue sa musique dans le Sud, et il a raison. Il retourne régulièrement en Grande-Bretagne pour y être adulé.

70 ans ! Déjà ? Mais, comment il a fait pour avoir de l’avance ?

Je me souviens d’une affiche annonçant un de ses concerts à la Maison des Jeunes de la Porte Océane (les MJC, ça existe toujours ?), il y a 40 ans de cela…

Depuis trente-cinq ans, il joue avec son guitariste préféré, Gilles Mallet, natif de Montpellier. Ne parvenant pas à vivre de sa musique, il est DJ à la demande. A la batterie, c’est son neveu, Jérémie Piazza qui tape sur les tambours. Et il est entouré d’un contrebassiste Bertrand Couloume et d’un joueur d’harmonica nommé Mickey Blow.

Du blues, du rock, des clins d’œil aux Indiens d’Amérique, il chante tous les sujets, y compris l’amour, sujets qui lui ont plu tout au long de sa vie. Et c’est toujours aussi bon de l’entendre, du rock de qualité !

 

Quelque chose en nous de Michel Berger

Par Yves Bigot

Editions Points

2012

Pages 216 et 217 :

Au sujet de la Rock’n’roll attitude, l’auteur du livre explique qu’à partir de 1969, la France a marginalisé la pop music au profit de la variété française et une génération d’artistes français a été sacrifiée et perdue (par exemple, Catherine Ribeiro et Alpes).

Certains artistes ont poursuivi leur route singulière, chacun à leur façon. Little Bob Story est cité comme l’un de ces artistes qui survivra jusqu’à la prochaine vague portée par Téléphone et d’autres groupes ou artistes de ce moment-là.

« En Angleterre, le rock était distinct du show-business, c’est pour ça qu’il a gardé sa pureté. »

 

 

Le pont de Normandie

Le pont de Normandie

Tag(s) : #Prénom Brigitte

Partager cet article

Repost 0