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Napoléon

Stefan Zweig

Conscience contre violence

Traduction d’Alzir Hella

Le livre de poche

Avril 1936

Dans son livre, Stefan Zweig revient sur le meurtre de Servet. Il compare cette action comme un « acte arbitraire et dictatorial d’une portée historique comparable dans son mépris évident des conventions et des lois à l’enlèvement et à l’assassinat du Duc d’Enghien par Napoléon ».

Source Wikipédia :

En 1803, alors que la guerre a repris avec l'Angleterre, le pouvoir de Napoléon Bonaparte reste fragile en butte à diverses menaces. Il est notamment confronté à une augmentation du nombre d'attentats perpétrés par des royalistes contre sa personne. Fin 1803, les réseaux anglo-royalistes ont décidé de frapper un grand coup. Le 29 février 1804, est découverte une importante conspiration contre le Premier consul ; l'émoi est vif dans la capitale, la presse se déchaîne contre la conjuration, Paris se trouve comme en état de siège, avec des troupes aux portes d'octroi.

Le projet prend forme lors de l'enquête policière conduite sur la tentative d'assassinat du Premier consul en octobre 1803, dit « conspiration de l'An XII ».

(…)Or, le seul qui soit proche des frontières de la France se trouve être le duc D’Enghien. Savary, le chef de la police secrète, décide sur ordre de Bonaparte de le faire enlever. L'objectif est alors de saisir les conjurés, à savoir le duc d'Enghien, Mme de Reich, Dumouriez et un colonel anglais, ainsi que les correspondances des personnes visées, en espérant y collecter des preuves de complot. Pour ce faire, deux missions sont lancées: l'une vers Ettenheim, et l'autre vers Offenbourg.

Le 15 mars 1804, un détachement d'un millier d'hommes se dirige vers Ettenheim, à 10 km de la frontière, et enlève le duc. Celui-ci est enfermé à Strasbourg, puis transféré à Vincennes, où il arrive le 20 mars.

Jugé le soir même par une commission militaire, les jugements des tribunaux militaires n'étant ni susceptibles d'appel ni de cassation, les sentences sont immédiatement exécutoires. Vers trois heures du matin, le duc est conduit devant le peloton d'exécution, composé de huit hommes. Un officier de la gendarmerie d'élite lut l'acte d'accusation, le duc d'Enghien demanda à rencontrer Napoléon Bonaparte, l'officier lui répondit que cela ne pouvait se faire. Le duc insista et demanda à lui écrire, l'officier opposa le même refus. Enfin, le duc demanda à commander lui-même le feu mais essuya un ultime refus. Il dit : « Combien il est affreux de périr de la main des Français ! », à ces mots l'officier Savary cria « Commandez le feu ! », le duc ayant le temps de lancer au peloton d'exécution « Visez au cœur ». Le duc s'écroula sous les huit coups de feu, son corps fut enterré dans la fosse fraîchement creusée derrière lui. On entendit ensuite les aboiements de Moylof, le chien russe du duc, qui pleurait sur la tombe de son maître.

 

Bathilde d'Orléans

Sœur de Philippe d'Orléans– futur Philippe Égalité –, elle épouse le dernier prince de Condé, qui l'abandonne peu après leur mariage. Elle est la mère du duc d'Enghien, fusillé par ordre de Bonaparte, et la tante de Louis-Philippe 1er, roi des Français. Elle habite le palais de l'Elysée avant la Révolution française et l'hôtel Matignon durant la Restauration.

Plus loin Stefan Zweig explique que Castellion, homme prônant la tolérance et s’opposant à la dictature de Calvin, cite Calvin lui-même dans un de ses livres, un écrit de sa jeunesse. « Jadis, Calvin, lorsqu’il était parmi ceux qui souffraient de la persécution, avait un autre langage. Il écrivait de longues pages contre la persécution. Pour que personne n’en doute, je transcris ici un extrait de son Institutio. »

« Il est criminel de tuer les hérétiques, les faire périr par le fer et par le feu, c’est renier tout principe d’humanité. » écrivait-il.

Stefan Zweig explique que Calvin a retiré cette profession de foi dans la seconde édition de son livre.

Et il rappelle que « Napoléon, devenu consul et empereur, fit détruire le pamphlet jacobin qu’il avait composé dans sa jeunesse ».

Source Wikipédia :

Le Souper de Beaucaire

Le Souper de Beaucaire est un pamphlet politique écrit dans sa jeunesse par Napoléon Bonaparte en 1793, sous la Terreur, envoyé dans le Midi, et notamment à Toulon, par le gouvernement pour réprimer les révoltes locales.

Pendant ces événements, il raconte avoir conversé avec quatre marchands de la région, échangé avec eux et finalement être parvenu à dissiper toutes leurs craintes. Cette conversation fut ensuite éditée sous forme d'une conversation en un petit pamphlet, appelant à la fin de l'insurrection.

Napoléon est envoyé à Tarascon pour réquisitionner les voitures qui permettront de convoyer les munitions. En chemin, le 28 juillet 1793, il s'arrête à Beaucaire et soupe avec deux marchands marseillais, un Nîmois et un Montpelliérain. Napoléon expose avec ardeur, ses farouches convictions républicaines, en s'opposant aux affirmations de ses contradicteurs qui rejettent les décisions parisiennes de la Convention. Finalement, les ayant convaincus, ils scellent leur nouvel accord en buvant ensemble.

Dans les jours qui suivent Napoléon aurait immédiatement écrit Le Souper de Beaucaire qui relate cette anecdote et cette controverse. Ce pamphlet sera remarqué par Augustin Robespierre, frère de Maximilien Robespierre, ce qui contribuera à l'avancement de l'ambitieux soldat, qui se verra confier la charge de l'artillerie durant le Siège de Toulon.

Le livre sera édité officiellement en août 1798, et réédité en 1821, après la mort de Napoléon.

Page 221 :

« C’est la réaction fatale à une tension excessive, une vengeance perfide de la nature contre tous ceux qui dépassent leur mesure. C’est ainsi que la volonté démoniaque d’un Napoléon disparaît au soir de Waterloo : il est là, immobile, le regard fixe, sans prononcer une parole, sans donner aucun ordre, quoique ce soit précisément le moment de prendre des mesures énergiques. Ses forces l’ont fui comme le vin d’un tonneau percé. »

Stefan Zweig

Marie Stuart

Traduction d’Alzir Hella

Le livre de poche

1935

 

Le code Napoléon et les femmes.

La publication du Code Civil entérine les préjugés sur les femmes, sur leur place dans la société, sur leur subordination et leur minoration dans le mariage.

Alors que bien des femmes avaient été séduites par l’abolition de la féodalité et par la proclamation des principes républicains (liberté, égalité, justice) dans les premiers mois de la Révolution, alors qu’elles avaient envahi l’espace public, les voilà mises sous tutelle par les lois napoléoniennes.

Le code civil en 1804 : Le code Napoléon affirme l’incapacité juridique totale de la femme mariée qui passe de la tutelle de ses parents à celle de son mari.

~~Interdiction d’accès aux universités et lycées.

Le mariage est soumis au consentement du père :

Pour le fils, jusqu'à 25 ans Pour la fille, toujours.

~~ Obligation de suivre son époux à son domicile. Les époux se doivent fidélité, mais pas au même degré :

La femme adultère est passible d'un emprisonnement de 3 mois à 2 ans.

L'homme adultère est passible d'une simple amende, et seulement s'il amène sa concubine au domicile conjugal.

~~ Le divorce n’est autorisé que dans les cas suivants :

Adultère, condamnation à une peine infamante, sévices et injure grave

 

Interdiction de signer un contrat, de gérer les biens communs.

La femme ne peut disposer de ses biens personnels, ni les gérer sans l'autorisation de son époux, même en cas de séparation de corps.

 

~~Exclusion totale des droits politiques.

La femme ne peut accomplir aucun acte juridique. Interdiction de travailler sans l'autorisation de son mari. Interdiction de toucher elle même son salaire. Contrôle du mari sur sa correspondance et ses relations. Interdiction de voyager a l'étranger sans autorisation.

 

 

 

~~ Les filles mères et les enfants naturels n’ont aucun droit.

Napoléon définit sans ambiguïté la place de la citoyenne dans la société à l’article 1124 de ce monument de misogynie qu’est le code civil : Les personnes privées de droits juridiques sont les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les débiles mentaux.

Cependant, l'égalité demeurait totale face à l'impôt et à la prison. Ainsi, les femmes n'avaient que des devoirs.

~~Il faut ensuite ajouter :

• En 1910 : le « devoir conjugal » est une obligation (il n’existe pas de viol entre époux) : La femme et ses entrailles sont la propriété de l’homme, il en fait donc ce que bon lui semble (Code Napoléon)

• En 1916 : en prime pour toutes et tous, l’interdiction de divorcer !

~~L’incapacité civile des femmes ne sera levée que plus d’un siècle plus tard, en 1938.

Le XIXème siècle procéda à de minimes retouches avec, par exemple, une loi de 1880 permettant aux femmes d'ouvrir un livret de Caisse d'Epargne. Mais ce n'est qu'en 1910 que les femmes purent retirer leur argent sans autorisation de leur mari.

Il faut savoir que le statut des femmes sera révisé très lentement par le législateur et l'égalité civile complète ne sera instituée dans les textes qu'en 1985 !

Les luttes issues de ces mouvements ont, progressivement, fait reculer la domination masculine dans le droit.

 

Robert Combas

Trois grands personnages historiques français

1983

De Gaulle

Saint-Louis ou Charlemagne

Napoléon

Acrylique sur toile

Collection Lambert

Tag à Milan

Horace Vernet

1840

Napoléon sortant de sa tombe

Huile sur toile

(Collection Goupil)

 

Statuette de Napoléon 1er à Nîmes

Fontainebleau

Salon de l'abdication

C'est sur le guéridon situé au milieu que Napoléon semble avoir signé son acte d'abdication le 6 avril 1814, avant de faire ses adieux à ses troupes dans la cour d'entrée du château. 

Buste de Bonaparte

Bonaparte

Buste de Napoléon

Bonaparte à Arcole

27 Brumaire an V

Napoléon en couverture de livre

Napoléon en pied, la main dans  son gilet

Statue de sa tête

Entrevue de Napoléon 1er et de Pie VII à Fontainebleau

Demarne et Dunouy

1808

 

A Nemours:

 

 

Albert Ardail

1865 - 1914

L'empereur Napoléon

1769 - 1821

Eau-forte sur papier

Narcisse diaz de la Pena

Bordeaux 1807 - Menton 1870

Environs de Fontainebleau

Huile sur bois

Musée Angladon Avignon

 

Tag(s) : #histoire

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