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« Quand côte à côte nous serons enfin des gisants, l’alliance de nos livres nous unira pour le meilleur et pour le pire, dans cet avenir qui était notre rêve et notre souci majeur, à toi et à moi. La mort aidant, on aurait peut-être essayé et réussi à nous séparer plus sûrement que la guerre de notre vivant : les morts sont sans défense. Alors, nos livres croisés viendront, noir sur blanc, la main dans la main, s’opposer à ce qu’on nous arrache l’un à l’autre. »

Elsa

Le moulin de Villeneuve ou maison Elsa Triolet-Louis Aragon est un vieux moulin à eau situé sur la Rémarde à Saint-Arnoult-en-Yvelines, il est entouré d'un parc de six hectares.

Il fut construit au XIIᵉ siècle, et fut remanié aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.

Dernier roman, Le rossignol se tait à l’aube

Ce roman autobiographique

Met en scène une dizaine d’hommes

Qui entourent leur égérie.

Elle effectue des retours sur elle-même,

Le temps d’une mémoire ravivée.

Près d’eux, dans un verger,

Chante un rossignol joli.

Il siffle des notes de son enfance.

Au passage de la nuit

Vers le jour et la clarté,

Il cesse son chant.

Les rêves de restaurant,

De valises, de train, les souvenirs

De cette femme,

De ceux de son mari,

Se mêlent, s’imbriquent.

Comment s’imaginer

La fin de l’amour, de la vie ?

Bernard Vasseur.

 

La maison de Louis Aragon et d’Elsa Triolet a été acquise en 1951.

Ils y ont vécu jusqu’à leur mort, jusqu’à la mort d’Elsa en 1970 puis celle d’Aragon en 1982. Le Moulin de Villeneuve est à Saint-Arnoult-en-Yvelynes, à 50 km au sud-ouest de Paris. C’est près de Rambouillet et pas très loin de Chartres. Saint-Arnoult est connu pour les reportages de télévision sur les queues des autoroutes et qui se font au péage de Saint-Arnoult sur l’autoroute A10 qui va de Paris à Orléans.

C’est la maison du repos et de l’écriture. C’est un lieu très beau à visiter. C’est là qu’ont été écrites les plus belles pages de la littérature du XXe siècle. La maison est conservée dans l‘état où elle était lorsqu’on a fermé la porte au soir de l’enterrement d’Aragon. Personne n’y a habité entre le moment où ils étaient vivants et l’ouverture de la maison au public. Aragon le souhaitait. Mais il ne souhaitait  pas que ce soit un lieu tourné vers le passé, surtout pas un mausolée même tourné à la gloire d’Aragon et d’Elsa Triolet. Il voulait que le lieu soit vivant. Nous y donnons à voir et à entendre leur œuvre, et aussi l’œuvre de poètes contemporains. On y montre des expositions d’artistes d’aujourd’hui. On y fait des colloques. On parle à tous les publics. On y accueille des scolaires qui y pratiquent des ateliers d’écriture, de musique, d’arts plastiques.

Je le dis sans méchanceté pour le livre de Pierre Daix, mais le livre de Pierre Juquin est la référence qui concerne la vie et l’oeuvre d’Aragon. Pierre m’avait fait envoyer par son éditeur le tome 1. C’étaient des épreuves avant la parution du livre, sur ordinateur. J’ai lu les 800 pages sur l’ordinateur et c’était passionnant. Ce livre se lit comme un roman.

Tag(s) : #Elsa Triolet

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