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La Marseillaise des cotillons en l'an 1848 est un hymne féministe de Louise de Chaumont.

Musique : air de la Marseillaise.

Cotillon : (vieilli) jupon des femmes ; ici, synonyme de femme.

Chant féministe composé au lendemain des Journées de février 1848 à Paris

Paroles

Tremblez, tyrans portant culotte !

Femmes, notre jour est venu :

Point de pitié, mettons en note

Tous les torts du sexe barbu ; (bis)

Voilà trop longtemps que ça dure,

Notre patience est à bout.

Debout, Vésuviennes, debout,

Et lavons notre vieille injure.

Refrain

Liberté, sur nos fronts verse tes chauds rayons ;

Tremblez, tremblez, maris jaloux,

Respect aux cotillons !

Tremblez, tremblez, maris jaloux,

Respect aux cotillons !

2

L'homme, ce despote sauvage,

Eut soin de proclamer ses droits ;

Créons des droits à notre usage,

À notre usage, ayons des lois ! (bis)

Si l'homme en l'an quatre-vingt-treize

Eut soin de ne songer qu'à lui,

Travaillons pour nous aujourd'hui,

Faisons nous une Marseillaise !

3

Jusqu'à ce jour, dans ce triste monde,

Tout était borgne ou de travers ;

Partout, sur la machine ronde,

La femme essuyait des revers.

Qu'un pareil chaos se débrouille,

À nous de battre le tambour !

Et vous, messieurs, à votre tour,

Filez, filez votre quenouille.

 

4

Combien de nous furent vexées,

Depuis le matin jusqu'au soir !

Nos pauvres paupières lassées

De pleurs étaient un réservoir. (bis)

Prenons, prenons notre revanche ;

Que le sexe battu jadis

Musée de la police à Paris

Hôtel du ministère des affaires étrangères 1848

Ancien hôtel de la Lieutenance Générale de Police jusqu'en 1789 et de la Mairie de Paris (1789/1792)

Aux armes ! On nous trahit !

La foule confiante circulait devant le Ministère des Affaires étrangères. Tout-à-coup, sans provocation, sans sommation, la troupe fait une décharge meurtrière. 52 cadavres sont gisants. Le peuple indigné s'en empare, en criant vengeance ! (le 23 février à 10 heures du soir).

La "Marseillaise" a inspiré "l'Internationale"

Théophile Alexandre Steinlen (1859 - 1923)

Eugène Pottier (1816 - 1887)

Pierre Degeyter (1848 - 1932)

L'Internationale

Partition

Impression sur papier

Eugène Pottier, dessinateur sur étoffe et poète, élu du 2e arrondissement de Paris et membre de la Fédération des Artistes, est l'auteur de L'Internationale.

On sait avec certitude qu'il remanie la chanson vers 1876, alors qu'il vit en exil aux Etats-Unis.

Il n'en connaîtra pas la musique, composée par Pierre Degeyter, ouvrier flamand émigré à Lille.

Théophile Alexandre Steinien, ancien dessinateur sur étoffe, français d'adoption, soutient le mouvement anarchiste dans les années 1890.

Il est célèbre pour ses affiches du Chat Noir.

En 1895, il illustre la partition de L'Internationale.

A partir du IIe congrès de L'Internationale à Amsterdam en 1904, L'Internationale devient l'hymne des travailleurs révolutionnaires à travers le monde, des communistes, des anarchistes et de certains partis socialiste socio-démocrates.

 

 

Au Père-Lachaise

Anne Wiazemsky

Aux quatre coins du monde

Edition Folio, chez Gallimard, 2001

 

L'Internationale :

page 115 :

« Une rumeur sourde, continue, puis une musique militaire finirent par tirer Maya du profond sommeil dans lequel elle avait sombré alors qu'elle écrivait à sa fille. (…)

Il faisait jour dans la pièce et elle reconnut la musique militaire : c'était L'Internationale presque aussitôt reprise par des centaines de voix. Le chant, lent, solennel, résonnait comme un chant de deuil et non comme un chant de victoire. »

 

L'action se passe en 1917, près de la Place Rouge à Moscou.

 

Chant "L'Internationale" par la chorale populaire de Paris à la fête de l'Humanité

Gainsbourg chante La Marseillaise

Serge Gainsbourg

Serge Gainsbourg

Cimetière du Montparnasse

Serge Gainsbourg

1928 - 1991

Cimetière du Montparnasse

Serge Gainsbourg

1928 - 1991

Serge Gainsbourg rue de Verneuil à Paris

Il raconte des histoires

Aveugle

Ecoute les orgues

Gainsbar

Il se passe quelque chose

Initiales G a i n s b o u r g

J'adore Gainsbourg

La vie sans amour

Paris

Portrait

Profil

Rue de Verneuil

Paris

Sur la plage du Havre

500 ans

Stop labelling

Vanessa Paradis

Le gardien de la Paix et la Marseillaise

Le chant de la Libération ou Le Chant des partisans

1941

Paroles de Maurice Druon et de Joseph Kessel

Musique de Anna Marly

Voici le chant de la Liberté, le chant des Partisans français, c'est le chant d'un peuple qui veut être libre, c'est le chant des hommes qui ne veulent pas être esclaves, c'est la nouvelle MARSEILLAISE.

« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines,
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne,
Ohé ! partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme !
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes… »

La Complainte du partisan connaît en revanche une renommée internationale dans une autre langue lorsqu'elle est reprise en anglais en 1969 par le chanteur canadien anglophone Leonard Cohen, sous le titre The Partisan.

Ma Marseillaise vivra!

Tag(s) : #musique et poésie

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