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Eric Coquerel

Forum européen des alternatives.

30 et 31 mai 2015. Paris

Forum organisé par le PCF et le parti de la gauche européenne.

Éric Coquerel, né le30 décembre 1958 à Courbevoie (Hauts de Seine), est un homme politique français. Il est coordinateur général du Parti de gauche et conseiller régional d’Île-de-France.

« Il faut voir concrètement comment on va changer les choses. Les banques sont contre la démocratie. On a prêté à 0,25% pour la spéculation 1 000 milliards d’euros en janvier 2015, alors qu’en Grèce, ils prêtent à 4%.

La Banque Centrale Européenne finance quand il le faut les banques et la finance mais pas les états.

L’oligarchie a un sens politique simple : les richesses du monde du travail enrichissent le monde de la finance à deux chiffres.

En parallèle, c’est l’augmentation du chômage, de la précarité dans les pays européens et dans les pays en voie de développement.

Les Allemands veulent exporter leur modèle économique. L’euro fort doit garantir les ressources des rentiers allemands. La première victime est le peuple allemand lui-même.

Le mépris est envoyé à un pays qui veut respecter le mandat de son peuple et qui veut rester dans l’Union Européenne (la Grèce).

Le mouvement social et syndical en Europe doit progresser. Notre réaction est trop faible pour soutenir Tsipras.

Pour ne pas obéir aux traités, nous devons créer un pôle public bancaire.

Il faut prôner une politique de désobéissance.

-Il faut être capable de prendre le pouvoir indépendamment des sociaux libéraux.

-En plan B, il faut réquisitionner la Banque de France et y exercer un contrôle strict.

-La question de la sortie de la zone Euro est posée.

L’issue de cette crise sera soit xénophobe, nationaliste et fasciste ou bien les peuples s’orienteront vers les choix de Podemos en Espagne et de Syriza en Grèce. »

Forum européen des alternatives.

Paris, 30 et 31 mai 2015.

Pierre Larrouturou.

Pierre Larrouturou, né le 19 octobre 1964, est un homme politique français, conseiller régional d'Île-de-France et fondateur du parti Nouvelle Donne.

Le chômage provoque en France entre 10 000 et 20 000 morts en France par an (étude du CNRS).

Shanghaï est une bulle spéculative qui va exploser.

Une nouvelle crise peut revenir.

Quand l’impôt sur le bénéfice est de 25% en Europe, celui aux USA est de 40% Roosevelt avait créé un impôt fédéral sur les bénéfices. Valls veut encore faire baisser les impôts.

La BCE va créer 1 200 milliards d’Euros. C’est énorme. Les Allemands n’ont rien dit.

A quoi va servir cet argent ? On va le donner aux banques ?

Il faut se rassembler pour voir ce qu’on en fait. Pour le climat ? Pour les peuples ?

Il faut aussi casser les routines et créer quelque chose de nouveau.

Il faut rencontrer les gens qui ne veulent plus de la politique d’austérité.

On compte sur l’intelligence, la fraternité, et pas seulement de ceux qui passent à la télévision.

Pouria Amirshahi. Député PS France.

30 et 31 mai à Paris.

Quelle boussole se donne-t-on ? Le bonheur ? La prospérité ?

Nous ne sommes pas seuls. Il y a des états qui peuvent taper sur la table pour défendre le peuple qu’ils représentent.

Il faut chercher ce qui est fécond dans notre société, et en Europe.

Il faut mettre en avant la jeunesse, la créativité.

Le mouvement social et le mouvement syndical se retrouvent.

Felipe Van Keirsbilck. (Altersummit coordinator, Belgium: Alter Sommet, pour une Europe démocratique, sociale, écologique et féministe).

Après cinq années d’austérité de Merkel, il faut construire dans l’unité.

Les interventions frénétiques des états sont en augmentation.

Quelles sont les divisions qui vont nous organiser ?

  • pour ou contre les salaires élevés ?
  • pour ou contre la socialisation des richesses ?
    • les actionnaires ?
    • la compétition ?

La cotisation est le plus bel instrument pour socialiser les richesses.

Quelle approche anticapitaliste sera choisie pour la santé, l’éducation ?

De quel côté se situer pour le féminisme, l’antiracisme, l’homophobie, l’islamisme, la laïcité ?

Comment contrer les traités internationaux : Tafta, transatlantique,… ?

Il faut beaucoup de modestie et d’humilité car aucun mouvement syndical ou parti politique n’a la clé de l’avenir pour mettre en déroute l’Europe austéritaire.

Il faut développer une vision riche de la démocratie. Les décisions des Parlements, des peuples et du mouvement social dans la volonté des peuples doivent être respectés.

Dans le cadre d’une semaine de luttes européennes, avec « Change4all » (mouvement de solidarité avec la Grèce) il y aura une manifestation le 20 juin à Paris.

Après l’été, il y aura un sommet européen à perturber les 15, 16 et 17 octobre.

Il faut lutter contre la pauvreté. Il peut y avoir beaucoup d’hypocrisie si on n’affronte pas clairement les mécanismes d’appauvrissement.

Il faut faire vivre la solidarité internationale.

Angelo Basil/ Belgique FGTB Metallurgie Wallonie – Bruxelles-

Sortir de la crise par l’austérité est une drôle de réponse. L’austérité n’a jamais résolu une crise nulle part dans le monde. Les personnes qui prônent cette idée croient aux mots, mais pas aux réalités.

L’austérité tue. Le rapport Capital/Travail est au seul avantage des forces de l’argent et des puissances de l’industrie. Depuis les années 1970, les Etats sont liés aux marchés financiers qui prônent l’austérité pour soit disant faire du social, du fiscal, d l’environnemental et cachent leur côté mortifère.

 

La Belgique a le gouvernement le plus à droite de toute l’Europe et de la Belgique depuis 1945 avec des ultra nationalistes qui souhaitent le démantèlement du pays.

Comment réduire les cotisations sociales ? En augmentant la TVA qui est à payer deux fois…

Une première riposte a eu lieu en 2014 avec une énorme manifestation de 150 000 personnes à Bruxelles. Du jamais vu depuis 1945 !

Des grèves régionales ont alterné avec des grèves nationales de 24 heures. Les plans d’action s’appuyaient sur des thématiques : les jeunes, les femmes, la justice fiscale.

Le 15 juin 2015 aura lieu une action contre la réforme des pensions et le dumping social.

En novembre 2015, il y aura une grève.

Il faut une autre politique européenne.

Syrisa et Podemos nous donnent un élan nouveau dans lequel nous nous inscrivons. La solidarité et leur combat sont les nôtres.

 

Clémentine Autain. La politique est l’art de raconter le monde.

« Cela suppose un lien entre l’espace social et le monde du politique. Cela veut dire aussi des liens avec le monde culturel et intellectuel, avec ce qui s’invente en terme d’esprit critique. Trop souvent, nous oublions que la politique c’est l’art de raconter le monde. Et raconter le monde, c’est le moyen de mettre en mouvement la population pour qu’elle arrache des conquêtes sociales et qu’elle permette de faire bouger la société. »

Clémentine Autain, née en 1979 à Saint-Cloud (Hauts de Seine), est une militante féministe et femme politique française.

Dans une biographie publiée par Anne Delabre en 2006, elle déclare avoir été violée à 23 ans sous la menace d'une arme blanche aux abords de l’Université Paris VIII.

« Je ne livre pas de confidences sur ce que j’ai ressenti, je n’ai pas envie de m’étaler sur les conséquences de ce viol dans ma vie privée. […] Cette part de l’intime m’appartient, elle restera à moi. […] Mais en parler, c’est être fidèle à mon engagement. Car se taire, c’est faire le jeu des violeurs. […] Mon exemple révèle à quel point le viol reste un sujet tabou. Mon violeur était multirécidiviste, il a avoué entre vingt et trente viols, mais seules trois plaintes ont été déposées. Le viol reste un phénomène d’une ampleur et d’une gravité considérables, largement passé sous silence ».

En novembre 2012, elle organise le manifeste des 313 « Je déclare avoir été violée ».

Clémentine Autain avec Gustave Massiah (forum social mondial) et Liem Hoang Ngoc (Club des socialistes affligés) pendant le débat sur les alliances pour construire une Europe des Alternatives.

Michel Agier, CNRS.

Michel Agier Né à Orange (Vaucluse, France) en 1953, Michel Agier est anthropologue, Directeur de Recherche de Classe Exceptionnelle à l’Institut de Recherche pour le Développement et Directeur d’Études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Ses recherches portent sur les relations entre la mondialisation humaine, les conditions et lieux de l’exil, et la formation de nouveaux contextes urbains.

« On est à un moment important parce que la crise est grave et les situations extrêmes. La question de l’ouverture des frontières se pose.

L’opération « Mare Nostrum » ne fait pas d’appel d’air. Il n’y a pas d’augmentation du nombre de migrants. Regardez ce qu’il se passe aux Etats-Unis. Ils ont régularisé 5 millions d’immigrants et il n’y a pas eu plus d’arrivées depuis.

Les migrants et la diaspora renvoient dans leur pays d’origine 3 fois plus d’argent que les gouvernements, en Afrique notamment.

Nous avons le choix d’être humaniste et de reconnaître en l’autre le droit de bouger. »

PS : la théorie de l’appel d’air :

Il ne faut pas trop bien accueillir les gens, sinon, il y en aura de plus en plus à venir.

Anna Billard.

La Cimade.

Les migrants et les demandeurs d’asile.

L’image de l’autre, de l’étranger est une valeur ajoutée. Il faut désamorcer les peurs et la panique.

Il faut penser autrement la migration et se dire que c’est une richesse. Nous devons réveiller les consciences des personnes et des citoyens.

Il y a des dysfonctionnements dans la politique européenne qui apportent des injustices et de l’inefficacité. Cela crée de l’exclusion et de la souffrance.

Il y a un droit à la mobilité et à la circulation. La terre appartient à tous. Il n’y a pas d’étrangers.

Les habitants de l’espace Schengen ont le droit de voyager partout. Les autres, migrants, sont regardés avec suspicion. C’est inadmissible.

Nous avons un devoir d’hospitalité. Nous devons mettre en place plus de liberté, une harmonisation des politiques européennes.

Quel message voulons-nous envoyer ?

En mai 2015, il y a eu une campagne inter associations pour dénoncer les morts en Méditerranée. La forteresse européenne crée ces morts tués en mer. Les passeurs ne sont que des symptômes. Il faut ouvrir des voies légales d’émigration.

Il faut établir le dialogue avec les états du Mali, du Maroc, de l’Erythrée. Il faut revoir la politique transfrontalière nord/sud.

Anna Billard- La Cimade. Les migrants et les demandeurs d'asile.

Les textes de la Troïka sont secrets, sans transparence, sans communication. Il n’existe pas de différence entre les Allemands et les Grecs.

Il faut donner les informations.

Forum européen des alternatives. Yiannis Bournous. Syriza International. PGE Grèce

« Pour peser contre l’asphyxie de la Grèce, les élections en Espagne en novembre peuvent être importantes. La discussion est difficile, le rapport des forces n’y est pas favorable. L’état de droit est la ligne rouge à ne pas franchir. Ce sont les questions de la réduction des pensions et des salaires, de la restructuration de la dette grecque, de la croissance grecque, de la réforme démocratique du système fiscal.

Les travailleurs grecs ont le droit de bénéficier des droits collectifs du travail.

L’affrontement est difficile avec ceux qui n’ont pas payé pour la crise.

Les riches doivent payer. La première lutte est contre la corruption et une liste de 5 000 noms a été délivrée du fait de leur évasion fiscale vers des banques étrangères.

Le système fiscal grec doit être proportionnel. L’oligarchie est de plus en plus riche.

Une loi est écrite contre la crise humanitaire.

L’électricité grecque est gratuite, des coupons de nourriture sont distribués, des couvertures sont données aux personnes qui n’en avaient pas. 200 000 personnes ont épongé leur dette personnelle de façon à pouvoir vivre sans payer de taxe à l’état.

Les fonctionnaires :

Des instituteurs avaient été licenciés. Des médecins et des infirmières ont été recrutés par les hôpitaux en détresse. C’est la première fois depuis 2009. Les enfants des émigrés sont naturalisés pour ceux qui ont bénéficié de l’école.

La commission de l’audit pour la dette grecque.

Quelle partie est légitime ou pas ? L’Allemagne doit régler sa dette de la deuxième guerre mondiale pour la Grèce. »

Forum européen des alternatives. Yiannis Bournous. Syriza International. PGE Grèce

Une loi est écrite contre la crise humanitaire.

L’électricité grecque est gratuite, des coupons de nourriture sont distribués, des couvertures sont données aux personnes qui n’en avaient pas. 200 000 personnes ont épongé leur dette personnelle de façon à pouvoir vivre sans payer de taxe à l’état.

Les fonctionnaires :

Des instituteurs avaient été licenciés. Des médecins et des infirmières ont été recrutés par les hôpitaux en détresse. C’est la première fois depuis 2009. Les enfants des émigrés sont naturalisés pour ceux qui ont bénéficié de l’école.

La commission de l’audit pour la dette grecque.

Quelle partie est légitime ou pas ? L’Allemagne doit régler sa dette de la deuxième guerre mondiale pour la Grèce. »

Une loi est écrite contre la crise humanitaire.

L’électricité grecque est gratuite, des coupons de nourriture sont distribués, des couvertures sont données aux personnes qui n’en avaient pas. 200 000 personnes ont épongé leur dette personnelle de façon à pouvoir vivre sans payer de taxe à l’état.

Les fonctionnaires :

Des instituteurs avaient été licenciés. Des médecins et des infirmières ont été recrutés par les hôpitaux en détresse. C’est la première fois depuis 2009. Les enfants des émigrés sont naturalisés pour ceux qui ont bénéficié de l’école.

La commission de l’audit pour la dette grecque.

Quelle partie est légitime ou pas ? L’Allemagne doit régler sa dette de la deuxième guerre mondiale pour la Grèce. »

Reprendre le pouvoir sur les banques.

Meinz Bierbaum (Die Linke) Allemagne.

 

 

Cette crise pose la question de la démocratie. Il faut interdire la spéculation financière. En Argentine, un fond financier fait chanter le gouvernement élu.

- Le rôle et le mandat de la BCE (Banque Centrale Européenne) ne sont pas démocratiques. Ils influencent les états et enrichissent les banques privées au lieu d’alimenter directement les états.

La BCE va racheter 1 000 milliards d’actifs. Au lieu de développer et de stimuler l’emploi, cela risque de développer la spéculation.

La rigueur budgétaire n’accompagne pas une politique offensive.

-Il faut interdire les agences de notation.

-Il faut réduire le système bancaire aux transactions financières, à la collecte de l’argent et au financement des investissements décidés démocratiquement.

Il faut la nationalisation des banques privées. Les banques publiques et mutualistes garantissent l’intérêt général.

Reprendre le pouvoir sur les banques.

Denis Durand, PCF.

Il va y avoir une nouvelle crise encore plus grave que celle de 2007/2008. Il y a une grande colère et dans le milieu bancaire, certains dénoncent ce que font les banques. On ne supporte plus le carcan de la dette publique qui écrase les politiques publiques.

Que se passera-t-il demain ?

En Grèce, on va améliorer l’entrée des impôts, on va former des fonctionnaires, on va appeler au financement la Banque Centrale Européenne (BCE).

Un nouveau consensus fait jour : puisque le privé est en crise, il faut développer l’investissement public par l’intermédiaire de la BCE.

Les richesses sont produites dans les régions. Or, les banques refusent de prêter aux PME, aux régions. Il faut augmenter les créations d’emplois, la recherche et la richesse collective.

Les pays émergeants ont créé une nouvelle banque. Il faut s’y associer.

La BCE doit constituer un fond européen pour développer les services publics.

Frédéric Boccara.

Pour un fond européen pour les services publics

« L’argent des Européens doit financer les services publics, soit directement, soit par le biais des banques, car la Banque Centrale Européenne doit faire levier sur les banques. Un fond européen pour les services publics doit être créé.

Pourquoi ne le faites-vous pas ? »

Economiste, Diplômé de l'Ensae qui forme les administrateurs de l’Insee et Docteur en sciences économiques, spécialiste des Entreprises (des firmes multinationales aux PME) et du système de crédit, des transports et de l'environnement. Maître de conférences associé à l'université de Paris 13. Il fait partie du collectif d'animation de la revue Economie et Politique.

Forum organisé à l’initiative du Parti Communiste Français et du Parti de la Gauche européenne.

Marisa Matias. Députée européenne du Portugal.

Appel pour une ligne concrète de désobéissance permanente.

« C’est une tâche que l’on doit faire avec tout le monde, toutes les organisations. Il n’y a pas de correspondance entre la majorité sociale et la majorité politique qui la représente. Il ne faut pas seulement voir comment changer les règles, mais aussi il faut avoir une ligne très concrète de désobéissance permanente. Nous enavons besoin à chaque niveau, y compris de travail de production. Je voulais terminer pour dire qu’il y a quelques semaines, j’ai eu une réunion avec les travailleurs du service public de l’eau au Portugal. Ils ont la tâche terrible de couper l’eau à quelques 3 000 familles chaque mois. Et j’étais très très heureuse car j’ai rencontré une très grande majorité de travailleurs des services publics très très incompétents qui ont oublié comment couper l’eau. »

« Nous sommes ici à Paris car le peuple français a dit non à la constitution européenne et il avait raison. On en voit le résultat dix ans après.

On a perdu la bataille du pouvoir face au marché financier. On doit reprendre le pouvoir.

Au Portugal, les familles ont tout perdu. Les banques, elle, ont été sauvées. La Troïka a donné trente milliards d’euros aux banques en aides publiques.

Depuis 2008, 10% du PIB européen a été investi pour sauver les banques.

Le système financier a un poids très lourd : il fait trois fois l’économie réelle.

On doit changer toutes les règles qui ne sont pas adaptées à la société : il faut se battre contre la corruption, la fraude et pour la transparence. Ce sont des armes contre la démocratie et la solidarité.

Il faut changer le gouvernement et obtenir le contrôle public. Les Grecs ont commencé, il ne faut pas les laisser seuls. »

 

Marisa Matias, née en 1976 à Coimbra, est une femme politique portugaise, membre du bloc de gauche.

Elle a été élue en 2009 et réélue en 2014.

Elle a participé au Forum européen des Alternatives réuni à Paris les 30 et 31 mai 2015, à l’initiative du Parti Communiste Français et du Parti de la Gauche européenne.

Marisa Matias avec Giorgos Katrougalos, Denis Durand, Trevor Evans, Paolo Ferrero.

 
Tag(s) : #Politique

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