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La salle des rotatives:

 

Les Editions les Fédérés et la Librairie Diderot organisent les 16 et 17 décembre la 9e édition de la librairie de Noël:

 

Soutien au journal « La Marseillaise » Pierre Dharreville, PCF 13

On est confronté à une lutte idéologique, à une bataille culturelle dans laquelle la question de l’information est une question centrale. De quelle manière lisons-nous le monde ? Comment le comprenons-nous ? Comment pouvons-nous intervenir ? La question de l’information est une question clé et est un enjeu de tous temps. Les médias se sont transformés en prenant en compte cet enjeu.

Nous sommes soumis à un flot d’informations permanent, tel que sur BFM Tv, et nous attendons bien souvent que quelque chose se passe, et qui ne se passe pas, sans commenter et en zappant. On passe de buzz en buzz, sur l’écume.

La nature véhiculée par les médias dans notre pays est un problème. Il y a la volonté d’imposer une pensée dominante des forces de l’argent, et les médias sont un moyen de cette domination.

Dans ce contexte, il y avait le besoin de relever le défi de faire exister le journal « La Marseillaise ». Et cette bataille n’était absolument pas gagnée d’avance. Certains se réjouissaient à l’idée de la disparition du journal. Et il a fallu mettre en place un rapport de forces important pour essayer de gagner cette bataille-là.

Il y avait deux objectifs : sauvegarder le maximum d’emplois et sauvegarder le titre. La décision du tribunal a un goût amer et en même temps c’est aussi une victoire.

Soutien au journal « La Marseillaise » Pierre Dharreville, les enjeux - Pierre Carles
Soutien au journal « La Marseillaise » Pierre Dharreville, les enjeux - Pierre Carles

François Carpentier et Bernard Jourdan

Soutien au journal « La Marseillaise » Pierre Dharreville, les enjeux - Pierre Carles

Philippe Bruguière

Soutien au journal « La Marseillaise » Pierre Dharreville, les enjeux - Pierre Carles

Flavio porte les dédicaces pour "la Marseillaise"

Pierre Carles, né le 2 avril 1962, est un réalisateur et documentariste français. Il est connu pour son travail de critique du fonctionnement des médias dominants au travers de ses documentaires.

Ses reportages sont parfois déprogrammés et diffusés plus tard : « Fausse interview de Fidel Castro par Patrick Poivre d’Arvor et Régis Faucon » en 1992, « Chirac, ma femme et moi » en 1996.

En 1995, son reportage « Pas vu à la télé » n’a jamais été programmé en France. Il a été diffusé en Belgique.

De 1993 à 1998, il participe à l’émission « Strip-tease ». Il a réalisé des reportages sur le travail, la sociologie, TF1, les alternatives à la société de consommation.

En Equateur, le président de la République peut intervenir une heure « en cadena » alors qu’en France, et ils ne mesurent pas leur chance, il rappelle qu les chaînes interviennent en continu toute la journée. Si dans la presse écrite, il y a encore un peu de pluralité avec l’Humanité, le Monde diplomatique, la Marseillaise, dans la presse audiovisuelle, la pluralité est proche de zéro, à part quelques radios libres locales qui ont très peu d’audience.

Le rapport de forces est nettement défavorable pour les journaux qui ne défendent la politique néo libérale.

Pierre Carles suggère de supprimer certains médias qui sont en position hégémonique et qui empêchent d’entendre autre chose. Ces grandes chaînes de télévision, ces grandes radios occupent toute la place. Il faut demander au législateur de légiférer.

En Equateur, l’espace audiovisuel a été partagé entre le privé, le public et le communautaire et l’associatif, à raison d’un tiers de temps chacun. Il n’est pas question que le privé soit hégémonique.

Tag(s) : #Politique

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