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Keith Richards.

Life

Editions Points.

2010

Keith Richards, guitariste des Rolling Stones.

Page 296.

Le 29 juin 1967, Keith Richards passe une nuit en prison après un procès. La police fait irruption dans la maison de Keith à Redlands. On lui reproche, ainsi qu’à Mick Jagger, la détention de drogues. Keith Richards écopera d’un an de prison, Mick de deux ans. La peine est réduite à une nuit devant les protestations.

Keith Richards, guitariste des Rolling Stones.

« Le revers de la médaille, c’est qu’on était devenus l’abcès de fixation d’un establishment nerveux. Les autorités ont deux manières de réagir face à ce qu’elles perçoivent comme une menace : absorber ou écraser. Ils étaient obligés de laisser les Beatles tranquilles car ils les avaient déjà décorés.

Keith Richards, guitariste des Rolling Stones.

Nous, on a voulu nous écraser. (…) Je ne suis que le guitariste d’un groupe de rock, mais le gouvernement britannique et sa police me cherchent des poux dans la tête, laissant paraître l’étendue de leur peur ! (…)

« Nos enfants finiront comme ça si on n’arrête pas ça de suite ! » Il y avait beaucoup d’ignorance des deux côtés. On n’avait pas l’impression de faire quelque chose qui allait provoquer la ruine de l’empire britannique, et eux fouillaient nos sucriers sans savoir ce qu’ils cherchaient.

Ca ne les a pas empêchés de recommencer, encore et encore, dix-huit mois durant. »

Page 299

A la sortie de prison, une rencontre a lieu entre Keith, Mick et des représentants de l’establishment.

« Ils essayaient de faire la paix avec nous, comme Chamberlain avec son petit bout de papier, « la paix pour notre temps, la paix dans l’honneur »…(paroles prononcées par le premier ministre britannique Neville Chamberlain à son retour de la conférence de Munich en 1938)

Tout ce qui les intéressait, c’était de protéger leurs positions. (…) Seulement, tu sais que ces gars pèsent lourd, qu’ils peuvent t’occasionner des embêtements de première ; la curiosité amusée de façade masquait pas mal d’agressivité. »

Keith Richards, guitariste des Rolling Stones.

Les Stones 40 ans de rock & roll

Jacques Barsamian

François Jouffa

Edition Ramsay 2003

Page 132 :

Keith Richard :

« C’était une année très pénible. 1967 a été une année de changement pour tout le monde. Il y a eu l’explosion de la drogue, c’est à ce moment-là que c’est devenu connu par la culture underground. (…)Moi qui me sens toujours mal à l’aise devant un uniforme, j’ai dû en croiser et en croiser, c’est incroyable. Ca nous a cassé le moral. Pendant dix-huit mois, on n’a eu que ça comme soucis. On a beaucoup supporté et subi parce qu’on était les représentants d’une génération. Ce n’est qu’à partir de notre album Beggars Banquet que l’affaire s’est fondue dans le passé. Bien qu’à l’époque ils aient continué à s’en prendre à Brian comme des fous. Certains aspects de cette affaire ont fait que j’ai perdu confiance dans la justice de mon pays ».

Mario Vargas Llosa

Tours et détours de la vilaine fille

Folio

Editions Gallimard 2006, pour la traduction française

 

A propos de la culture musicale des hippies récupérée par le système

Page 150 :

A cette époque, en 1972 ou 1973, le mouvement hippy connut une rapide désintégration pour devenir une mode bourgeoise.

L’establishment la récupéra et des anciens rebelles devinrent millionnaires. Ce fut le cas des Beatles et des Rolling Stones.

 

Tag(s) : #musique

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