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Le portail de Saint Trophime.

La thématique du portail est le jugement dernier, basé sur la peur qui permet de contrôler.

Le personnage central du milieu est assis. Il est barbu, plus grand, plus gros, en relief. Il a deux doigts levés, il est pieds nus, il a un livre, une couronne avec une croix. Il est vêtu d’une toge.

Il vivait à l’époque antique. C’est le roi des chrétiens. Il était pieds nus car il veut être comme un pauvre (humilité). C’est Jésus.

Il est entouré de quatre personnages évangélistes : un ange, un taureau, un aigle, un lion.

Jésus est connu grâce à la Bible qui est constituée de deux parties. L’Ancien Testament raconte l’histoire avant Jésus (de la création de la Terre jusqu’à Moïse) et le Nouveau Testament qui parle de Jésus. Le livre des Musulmans s’appelle le Coran, celui des Juifs s’appelle la Tora. Les trois religions ont en commun l’Ancien Testament.

Il y a quatre versions du Nouveau Testament écrites par quatre personnes différentes : Saint Mathieu en ange car il parle de la famille de Jésus, Saint Marc en lion car il parle de Jésus dans le désert, Saint Luc en taureau car il représente le sacrifice du fils de Dieu, Saint Jean en aigle car il représente l’élévation dans les airs.

Au-dessus, dans les demis cercles, il y a des anges. Ils ont les deux mains levées de chaque côté de la tête, en geste de prière. C’est un geste en commun avec les Musulmans. Maintenant, les chrétiens prient les deux mains reliées.

Il y a trois musiciens. Ils soufflent dans une corne et ils annoncent le jugement dernier. Les chrétiens croient qu’à la fin des temps, on entendrait le son d’une corne, Jésus descendrait sur terre, tous les morts reprendraient forme humaine et toutes les âmes seraient jugées. Ceux qui n’auraient commis aucune faute, les Elus, iraient au Paradis, ceux qui auraient commis des fautes abominables, les Damnés, iraient en enfer.

Au-dessus des colonnes, à droite, on voit des hommes en procession qui se tiennent par les épaules. Ils sont nus, enchaînés et il y a des flammes sur leurs jambes. Ils tournent le dos à Jésus. La nudité étant honteuse, on ne représente pas une femme nue.

Au-dessus des colonnes, à droite, on voit des hommes en procession, habillés, non en enchaînés et sans les flammes. Il y a des femmes.

~~a- Sur le fronton de la cathédrale, de nombreux personnages sont représentés en statues.

Le personnage principal situé au premier rang est en toge, avec une couronne et sans chaussure. C’est Jésus.

Autour de lui, il y a un demi-cercle d’anges du Paradis. L’autre demi-cercle représente les damnés nus qui sont dans les flammes. Ils marchent vers Jésus. Ce sont des élus.

Saint Etienne a été lapidé. Son âme en sortant de lui est représentée par un bébé symbole de pureté.

Jésus est le plus grand en taille et en symbolique.

Les quatre grandes statues sont sous Jésus. Elles soutiennent l’église.

Celui qui a un bâton enroulé dans la main est Saint Trophime. C’est un évêque reconnaissable à trois éléments : la crosse qui est le bâton du berger des âmes, la mitre qui représente le pouvoir de Dieu et la domination, le pallium (cravate) donné par le Pape pour représenter une partie de son pouvoir.

L’évêque porte une mitre (couvre-chef réservé aux évêques depuis les premiers temps de l'Église), un pallidum (image protectrice, sanctuaire protecteur) et une crosse (bâton pastoral). Il garde ses fidèles.

Comme il tient son pouvoir de Dieu, c’est la main de Dieu qui ferme la porte du Paradis.

Trois évêques se cachent les yeux.

Il y a un homme en prière, c’est un saint, un martyr. Il représente celui qui a souffert pour tout le monde. C’est Saint Etienne qui a été lapidé par les deux hommes qui l’entourent en lui jetant des pierres. Il est représenté en prières. Il porte un pallium et est donc un évêque. Son âme est pure et est représentée sous la forme d’un bébé qui sort de sa bouche et qui est tirée par deux anges pour aller vers Dieu représenté par deux auréoles. Dieu lui tend la main en signe d’accueil.

La nativité.

Jésus est au centre des douze apôtres qui le soutiennent sur le linteau. A droite, juste en dessous, il y a Marie qui est allongée sur un lit, avec Joseph et dans le fond, le bœuf est là avec son petit berger. Cette représentation est interdite par le concile de Trente. On ne représente pas Marie fatiguée, comme une femme normale. C’est pourquoi on voit Marie debout avec Jésus dans les bras.

Le bain à l’enfant.

Dans un baptistère, il y a le bébé Jésus avec la colombe sur sa tête représentant l’esprit saint qui descend sur Jésus. Cette image sera interdite car Jésus n’est pas sale.

Présentation d'un mort pour le Jugement dernier.

Sous les pieds, les morts sortent des tombes.

 

 

Fin du XIIe siècle

L'ange présente l'âme d'un élu, sous la forme d'un petit enfant, aux Patriarches qui l'accueillent sur leurs genoux. Sous leurs pieds, les morts sortent de leurs tombeaux pour le Jugement.

Au-dessous, les Mages reçus par Hérode à sa cour.

~~ b- L’intérieur :

La voûte est arrondie et des fenêtres laissent pénétrer la lumière. La voûte de nef est très lourde. La technique des arcs doubleaux retombant sur des piliers ne suffisait pas. Il n’y a pas de fenêtres qui fragilisaient la structure sur les couloirs demi voûtés.

Le prêtre ou l’évêque officiaient sur l’autel. L’évêque s’asseyait sur un meuble en bois. Le prêtre faisait son sermon le dos tourné dans sa chaire et dans la langue usuelle de la messe.

Au XVe siècle, on refait le chœur en style gothique. La mode change.

Les architectes s’appuient sur le principe de la poussée horizontale des Romains.

Les piliers sont moins massifs et la poussée est verticale. On peut monter les églises pour monter vers Dieu. La lumière entre et Dieu aussi.

Avec le temps, la religion s’éloigne de plus en plus de la vie des hommes et rejoint le mystère, le magique. Une nouvelle liturgie va être créée.

Louis XIV, avec la contre réforme, contre les protestants, va aller dans l’excès inverse en mettant des dorures partout, du baroque fabuleux.

Les choristes ne seront plus dans la nef. Invisibles, ils représenteront le chant céleste.

En 1962, cette liturgie va être abandonnée par le Vatican 2. Le prêtre se tourne vers les fidèles, il n’y a plus de dorures dans les habits. On revient plus proche des hommes

~~Les reliques sont placées dans des châsses. Arles est une ville de pèlerinage et est une voie vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elles sont enfermées pour être protégées contre le vol.

Le Muséon Arlaten témoigne de pratiques et de croyances populaires en Provence, entre médecine et superstition : sachet de poudre d'os, bague en clou de fer à cheval, pierres de Sassenage, crapaud séché, noix trilobées. Ces porte-bonheur permettaient de s’approprier la religion.

On peut être enterré dans le sol de la cathédrale. Si on est riche et puissant dans la vie, on y trouve sa place. Se faire marcher dessus accélérait l’arrivée au Paradis.

Il y a un endroit dans la cathédrale dédié au culte suprême avec une inscription hébraïque. On ne sait pas pourquoi.

La cathédrale Saint Trophime à Arles

Le cloître:

La cathédrale Saint Trophime à Arles
La cathédrale Saint Trophime à Arles
La cathédrale Saint Trophime à Arles
La cathédrale Saint Trophime à Arles
Tag(s) : #Arles

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