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Il adhère au dadaïsme

Et devient un pilier du surréalisme.

Son action artistique est engagée.

Il sera le mieux accepté.

 

 

Les avions anglais distribueront

 

En 1942, son poème « Liberté ».

Il sera fêté avec Aragon

Comme l’un des poètes de la Résistance.

Gérard de Nerval, Baudelaire,

Lautréamont, Apollinaire

L’inspireront.

 

La tombe de Paul Eluard au cimetière du Père Lachaise à Paris

Paul Eluard.

J’ai eu longtemps un visage inutile,

Mais maintenant

J’ai un visage pour être aimé,

J’ai un visage pour être heureux.

La peur et le courage

de vivre de mourir

La mot si difficile

Et si facile

 

En Espagne

S'il y a en Espagne un arbre teint de sang

C'est l'arbre de la Liberté

S'il y a en Espagne une bouche bavarde

Elle parle de liberté

 

Pour vivre ici

A moitié petite

La petite

Montée sur un banc.

Le vent

Hésitant

Roule une cigarette d'air.

Palissade peinte

Les arbres verts sont tout roses.

Voilà ma maison

Le cœur à ce qu'elle chante

Elle fait fondre la neige

La nourrice des oiseaux.

 

 

Nos sommes corps à corps

Nous sommes terre à terre

Nous naissons

De partout

Liberté je choisis ton nom

Paul Eluard

Recueil : "L'Amour la poésie"

La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre

Les fous et les amours Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles

Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

Paul ÉLUARD

Titre : Le Pont Mirabeau
Poète : Guillaume Apollinaire (1880-1918)

Recueil : Alcools (1913).

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse.

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente.

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.

Guillaume Apollinaire.

Tag(s) : #musique et poésie

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