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~~Il a malheureusement appliqué au pied de la lettre l’expression « le retour des femmes au foyer »…

La première guerre mondiale émancipe les femmes. Le premier conflit mondial laisse de nombreuses veuves qui, contrairement à l’idée convenue, ne demeurent pas longtemps en deuil mais souhaitent se remarier pour améliorer leurs faibles pensions. La Belle Époque et la Première Guerre mondiale voient le développement du travail féminin : les midinettes, grisettes, trottins, parfois obligées de pratiquer la prostitution occasionnelle pour survivre, prostitution synonyme de misère, de solitude et de déclassement social.

Pour se procurer des revenus, Landru va, à partir de 1914, franchir le pas qui le conduira à l'échafaud. Il se fait passer pour un homme veuf, esseulé et disposant d'une certaine aisance, et entreprend de séduire des femmes seules qui, sans être véritablement riches, possèdent quelques économies et surtout, mènent une vie suffisamment isolée de leur entourage. Landru notait méticuleusement tout dans un petit carnet sur lequel sont inscrits onze noms, dont ceux des deux disparues sur lesquelles enquêtait Jules Belin.

C’est ce qui le perdra lors de son procès, en l’absence de preuve et de cadavres, alors que Landru nie. L'un des éléments les plus accablants est fourni par des reçus de billets de train : Landru achetait, lors de ses déplacements en train à Vernouillet ou Gambais, un aller-retour (pour lui) et un aller simple (pour la fiancée).

Il fut guillotiné en 1922 à la suite d’un procès qui dura un an. Henri Désiré Landru (12 avril 1869 à Paris (XIXe arrondissement) – 25 février 1922 à Versailles est un célèbre tueur en série et criminel français. Il fut surnommé « le Barbe-Bleue de Gambais ».

Musée de la police à Paris

Landru et trois de ses victimes

 

Procès Landru

La cuisinière présentée comme preuve pendant le procès Landru

La maison de landru à Gambais

 

Tag(s) : #Femmes

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