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Pékin, la Cité Interdite.

~~Pékin : La Cité Interdite.

Les jours normaux, il y a 50 000 personnes qui visitent par jour. Mais pendant les vacances du 1er mai, le nombre peut monter à 180 000 visiteurs par jour.

Les travaux ont commencé en 1406 et ont duré jusqu’en 1420. Il y a 9999 travées et demi car le fils ne peut pas en avoir autant que son père qui se trouve dans le ciel (il en a 10 000).

20 000 hommes ont travaillé sur ce chantier chaque jour. Le bois provenait du sud de la Chine. Le marbre utilisé dans le palais provenait de carrières situées à 50 km de Pékin. Les tours de garde des coins sont composées de briques recouvertes de chaux.

Pékin, la Cité Interdite.

Il y a deux grandes parties (l’officielle et la privée) qui sont séparées par trois grandes cours. Une porte d’accès permet le passage d’une cour à l’autre. La petite salle de l’Harmonie Parfaite était une salle privée pour l’empereur qui s’y préparait pour les cérémonies. Il y avait un divan et un brasero.

Pékin, la Cité Interdite.

La seconde salle est celle de l’Harmonie Suprême. Elle mesure 33m de haut, 30m de profondeur et 60m de large. C’est la salle la plus haute et la plus majestueuse. Les cérémonies féodales d’audience avaient lieu dans la salle du trône. On y réglait les affaires politiques avec les fonctionnaires qui venaient faire leurs rapports. L’empereur était assis sur le trône. Dans les vases, le bois de santal brûlait et parfumait la pièce. Les sujets étaient prosternés devant l’empereur.

Pékin, la Cité Interdite.

Venu du ciel, il descendait sur terre porté par des nuages et de la fumée. Les statues des grues représentent l’immortalité et celles des tortues, la longévité.

Pékin, la Cité Interdite.
Pékin, la Cité Interdite.

Sur les toits, les animaux fabuleux assis sur les corniches chassaient les mauvais esprits contre les incendies.

Pékin, la Cité Interdite.

L’impératrice et les concubines partageaient la partie privée. L’impératrice possédait une cour privée pour elle seule, dans laquelle il y avait sa salle à manger, ses postes de téléphone et sa chambre. L’empereur y avait aussi sa résidence privée et avait créé un jardin qui lui permettait de faire des promenades sentimentales.

Pékin, la Cité Interdite.

Les fonctionnaires travaillaient dans le palais pendant la journée et rentraient chez eux dans la ville le soir. Les seuls hommes autorisés à rester la nuit dans le palais étaient l’empereur lui-même et les eunuques.

Dès l’âge de 14 ans, les princes étaient isolés à cause des jeunes filles.

Les couleurs de la Cité Interdite ont des significations : Le jaune recouvre le toit des maisons.

Pékin, la Cité Interdite.

C’est une couleur impériale (or). L’empereur et l’impératrice portent des vêtements jaunes. Le rouge recouvre les murs, les piliers, les fenêtres et les portes. Il symbolise le bonheur. Le bleu est la couleur du ciel et on ne le retrouve que dans le Temple du Ciel. Le vert représente la nature et les bonnes récoltes. Le peuple n’a pas le droit de l’utiliser. Le gris est synonyme de la douleur. Les maisons du peuple sont grises. Au sud de la Chine, le Noir et le Blanc représentent le Ying et le Yang (le féminin et le masculin).

En 1940, la Cité Interdite était dans un piteux état, laissée à l’abandon.

Pékin, la Cité Interdite.

En 1959, la mairie de Pékin a construit une grande avenue longue de 40 km et qui va d’est en ouest. Elle est plus longue que les Champs Elysées. La Porte de la Paix Céleste fait le lien entre la place et la Cité Interdite. De l’autre côté du boulevard commence la place Tian’anmen.

A partir de 1950, elle a accueilli la tribune de la fête Nationale. On y a construit ensuite le mausolée de Mao, mort en septembre 1976. On peut aussi y voir deux anciennes portes des remparts. En dessous débute la première ligne de métro en 1972.

Pékin, la Cité Interdite.
Pékin, la Cité Interdite.

Le dernier empereur Pu Yi :

Le dernier empereur Pu Yi y a été détrôné à l’âge de six ans en 1911. Il avait été intronisé empereur en 1908. Pu Yi a pu vivre dans la Cité Interdite jusqu’en 1924, date à laquelle il en a été chassé. Il a vécu pendant une année dans un hôtel. En 1931, le Japon envahit la Chine. Pu Yi se met sous leur protection et devient le nouvel empereur de la Mandchourie, nouvel état créé par les japonais. Les Chinois le surnomment l’empereur fantoche. Avant 1924, il avait épousé sa première femme, devenue l’impératrice. Elle était elle aussi surveillée lors de ses sorties en ville par les Japonais. Les espions se trouvaient parmi leur garde du corps et leurs servantes. Pu Yi a abandonné sa femme qui sombra dans la folie et dans l’opium. En 1945, les Russes envahissent la Sibérie et la Mandchourie pour en chasser les Japonais. Pu Yi fut arrêté en Chine et emprisonné en Russie.

Pékin, la Cité Interdite.

Son second mariage connaît une triste fin : sa femme meurt dans la misère et la maladie. Sa troisième épouse avait 16 ans lors de leur mariage. Selon la tradition chinoise, seul l’homme pouvait répudier sa femme, mais elle a voulu divorcer. Pour l’empereur, c’était perdre la face.

Pékin, la Cité Interdite.

La mise en place de la République de Chine et les nouvelles lois en faveur du divorce pour les femmes le lui ont permis. Il rentra en Chine en 1950. Il fut condamné en prison jusqu’en 1959. Il bénéficia de l’amnistie pour les criminels lors de l’anniversaire des 10 ans de la Révolution chinoise.

Il obtint un travail en tant que jardinier dans un jardin botanique. Zhou Enlai lui a proposé d’écrire ses mémoires pour les Archives. Il s’y attela tous les matins. Zhou Enlai lui proposa de se remarier avec une infirmière de 36 ans. Il décéda du cancer en 1967, sans descendance. En 1960, ses deux nièces se suicidèrent au Japon.

Pékin, la Cité Interdite.

Pékin, la ville :

Cela fait plus de 800 ans qu’elle est la capitale de la Chine. Il y a 22 millions d’habitants sur une superficie trois fois plus grande que celle de Shanghai (16 800 km2 contre 5 600 km2). La ville a gardé une partie traditionnelle au centre ville. Il y a peu de gratte-ciels (le seul culmine à plus de 300m). C’est la résidence présidentielle et pour des raisons de sécurité, il est interdit de construire des hauts bâtiments.

Pékin, la Cité Interdite.
Tag(s) : #histoire

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